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Leucodystrophies : ces maladies rares qui frappent nos enfants chaque semaine

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Définition des leucodystrophies

Les leucodystrophies sont des maladies génétiques graves qui affectent la substance blanche du cerveau. Selon l’Association européenne contre les leucodystrophies (ELA), ces maladies touchent chaque semaine en France entre 3 et 6 enfants, soit 20 à 40 cas en Europe.

Qu’est-ce qu’une leucodystrophie ?

Les leucodystrophies sont des maladies qui touchent la substance blanche du cerveau, où circulent les informations nerveuses. Elles sont liées à une atteinte des cellules gliales, en particulier des oligodendrocytes, responsables de la production et du maintien de la gaine de myéline entourant certains fibres nerveuses. La myéline, constituée de lipides, permet aux nerfs de transmettre rapidement l’influx nerveux. Quand cette gaine est endommagée, la transmission nerveuse devient altérée, ce qui entraîne des troubles graves. Ces maladies rares sont donc très sérieuses.

Quels sont les symptômes ?

Les leucodystrophies peuvent apparaître à tout âge, y compris dès la période néonatale ou même avant la naissance. Certaines formes se manifestent tard, après 60 ans. Cependant, les formes les plus sévères concernent souvent les jeunes enfants, car c’est à ce moment que la myéline se développe rapidement.

Chez les enfants, les premiers signes sont principalement moteurs : difficulté à marcher, à se tenir assis, à tenir la tête, ou perte des apprentissages. Plus la personne vieillit, plus les symptômes deviennent cognitifs et émotionnels : troubles scolaires, difficultés au travail, troubles du comportement. La maladie évolue généralement de troubles moteurs vers des troubles plus complexes au fil du temps.

Quelles sont les causes ?

Les leucodystrophies sont transmises selon différentes modalités génétiques :

  • Forme récessive autosomique : La maladie est transmise par deux parents porteurs d’une faiblesse génétique sur un seul de leurs patrimoines génétiques. L’enfant est malade s’il hérite de cette faiblesse des deux côtés.
  • Anomalie du chromosome X : Certaines leucodystrophies sont liées à des anomalies sur le chromosome X. Les hommes, n’ayant qu’un seul chromosome X, sont généralement malades. Les femmes, avec deux chromosomes X, sont souvent porteuses sans être malades ou peu affectées.
  • Forme dominante : Un parent malade, mais peu symptomatique, peut transmettre la maladie à ses enfants, qui présentent souvent des symptômes plus importants.
  • Mutation de novo : L’anomalie apparaît chez un enfant sans qu’aucun parent ne soit porteur, suite à une mutation lors de la formation des spermatozoïdes ou des ovules.

Comment diagnostique-t-on une leucodystrophie ?

Le diagnostic repose principalement sur une IRM cérébrale, qui révèle des anomalies dans la substance blanche. Le spécialiste doit alors déterminer si ces anomalies sont d’origine génétique, en vérifiant si elles affectent les cellules gliales. Chez l’adulte, le diagnostic est plus difficile, car les leucodystrophies peuvent être confondues avec d’autres maladies comme la sclérose en plaques ou des troubles vasculaires. Les symptômes d’abord cognitifs ou émotionnels peuvent conduire à un suivi psychiatrique, alors qu’il s’agit en réalité d’une leucodystrophie débutante.

Le dépistage précoce est crucial. Lorsqu’une leucodystrophie est détectée, une enquête familiale est souvent menée pour évaluer le risque pour d’autres membres. Certaines formes évoluent rapidement, détruisant la substance blanche en peu de temps, mais des traitements préventifs existent et peuvent ralentir cette progression. Il est essentiel de détecter la maladie dès ses premiers signes, que ce soit des troubles moteurs chez les jeunes enfants ou des difficultés d’apprentissage chez les adultes.

Quels traitements existent ?

Pour la majorité des cas, il n’existe pas encore de traitement spécifique. La prise en charge doit être précoce et adaptée pour retarder l’évolution de la maladie et aider au quotidien, à l’école ou au travail. La thérapie génique, un traitement récent, suscite beaucoup d’espoir. Elle consiste à remplacer le gène défectueux par un gène normal dans des cellules souches du sang, qui migrent ensuite vers le cerveau. Cependant, ce processus est long, et le traitement n’est efficace que si la maladie est détectée très tôt, idéalement avant l’apparition des symptômes.

Quelle est l’espérance de vie ?

L’espérance de vie varie selon la forme de la leucodystrophie. Certaines sont mortelles en moins d’un an, notamment chez les très jeunes enfants. D’autres formes évoluent lentement, avec une durée de vie parfois inchangée, mais une aggravation progressive des handicaps. La majorité des patients voient leurs troubles s’aggraver après l’adolescence.

Qui contacter pour obtenir de l’aide ?

  • Les associations de parents
  • ELA, l’Association européenne contre les leucodystrophies
  • Vaincre les maladies lysosomales (VML)
  • Filière maladie rare « Brain Team » et le centre de référence LeukoFrance

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