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Une sieste de plus de 20 minutes augmenterait votre risque d’Alzheimer

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Alzheimer : une sieste de plus de 20 minutes augmenterait le risque de 40 %

En France, la maladie d’Alzheimer concerne actuellement environ 900 000 personnes, principalement des femmes. Selon l’Institut Pasteur, cette maladie résulte d’une dégénérescence progressive des neurones, affectant d’abord la mémoire à court terme avant de s’étendre à l’ensemble du cerveau. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour. Cependant, certaines habitudes de vie, notamment liées au sommeil, peuvent influencer le risque de développer la maladie dans les 10 à 20 ans à venir.

Le Dr Sudhir Kumar, neurologue à Apollo Hospitals, alerte sur l’importance du schéma de sommeil. Sur les réseaux sociaux, il explique que « votre schéma de sommeil actuel prédit votre santé cérébrale dans deux décennies. Ce n’est pas seulement la durée du sommeil qui compte, mais aussi sa régularité et sa profondeur ». Il évoque également six marqueurs liés au sommeil pour évaluer l’état du cerveau avant l’apparition des premiers troubles de mémoire.

Six habitudes de sommeil associées à un risque accru de démence

  • Dormir trop peu : Un sommeil insuffisant ou, à l’inverse, trop long, semble lié à une moindre santé cérébrale à long terme. La relation suit une courbe en U, où un sommeil très court ou très long augmente les risques.
  • Dormir trop longtemps : Selon le Dr Kumar, un sommeil prolongé pourrait augmenter le risque de démence de 60 à 70 %. Cela pourrait refléter des changements précoces dans le cerveau ou une inefficacité du sommeil.
  • Avoir un sommeil fragmenté : Se réveiller fréquemment durant la nuit serait un signal d’alerte, car cela précède souvent l’accumulation de protéines amyloïdes, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
  • Manquer de sommeil profond : Le sommeil profond est essentiel pour la santé du cerveau. Il permet au système glymphatique d’éliminer l’amyloïde. Une réduction de cette phase est liée à un risque accru de démence.
  • Rester longtemps éveillé après l’endormissement : Difficulté à se rendormir ou à rester endormi après un réveil nocturne est associée à de moins bonnes performances cognitives et à un risque plus élevé de développer Alzheimer.
  • Horaires de sommeil irréguliers : Changer fréquemment d’heure de coucher ou de lever perturbe le rythme circadien. Le Dr Kumar souligne qu’un horaire régulier peut réduire la charge future en amyloïde dans le cerveau.

Attention aux siestes prolongées

Le travail de nuit ou en horaires décalés peut aussi impacter la santé cérébrale. Selon le Dr Kumar, les personnes travaillant la nuit ont environ 26 % de risques supplémentaires de développer une démence. Cependant, ce risque diminue si elles parviennent à dormir environ 8 heures par jour, même en fractionné. La perturbation du rythme circadien et la dette de sommeil sont des facteurs clés dans cette augmentation des risques.

Le neurologue met également en garde contre les siestes trop longues ou fréquentes, qui peuvent indiquer un sommeil nocturne fragmenté ou une neurodégénérescence précoce.

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