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Transplantation express de la princesse norvégienne : traitement de faveur ou simple chance

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En Norvège, l’annonce de la transplantation de la princesse héritière Mette-Marit a suscité à la fois du soulagement et des interrogations. Inscrite début juin sur la liste d’attente pour une greffe pulmonaire, elle a reçu ses nouveaux poumons au Rikshospitalet d’Oslo seulement douze jours plus tard. Ce délai très court a immédiatement alimenté des suspicions de traitement de faveur.

Les médecins assurent cependant que l’accès à un organe dépend avant tout de l’état médical du patient. La princesse, atteinte d’une fibrose pulmonaire chronique depuis 2018, avait vu sa santé se dégrader au point de ne plus pouvoir assurer ses engagements publics. Son cas était considéré comme urgent selon les critères médicaux en vigueur.

Une procédure rapide et une priorité médicale

Le 5 juin 2026, le palais annonce son inscription sur la liste d’attente en Norvège. Lors d’une conférence de presse, le pneumologue Are Holm explique que, généralement, un patient est inscrit lorsque son état pulmonaire est si grave qu’il ne lui reste qu’un an à vivre. À ce moment-là, huit autres patients dans tout le pays attendaient une greffe.

Le 17 juin, le palais annonce que la transplantation s’est bien déroulée au Rikshospitalet, sans préciser la date exacte de l’opération. Are Holm ajoute que tout s’est bien passé jusqu’à présent, sans évoquer de traitement préférentiel pour la famille royale.

Organisation du don d’organes en Norvège

Le système de transplantation en Norvège est régionalisé et intégré au réseau nordique Scandiatransplant, qui regroupe six pays et environ 30 millions d’habitants. Selon l’hôpital universitaire d’Oslo, environ 2 000 transplantations d’organes y sont réalisées chaque année. En 2025, une trentaine de patients ont reçu des poumons en Norvège, avec un délai d’attente moyen d’environ six mois. Au début de 2026, 61 personnes étaient en liste pour une greffe pulmonaire.

Les organes ne sont pas attribués selon l’ordre d’arrivée, mais selon un système d’appariement basé sur la compatibilité et la gravité de la maladie. L’hôpital a insisté sur le fait que la famille royale ne bénéficie d’aucun traitement de faveur. Les critères essentiels pour la transplantation incluent la taille de l’organe, le groupe sanguin, et l’absence d’anticorps contre le tissu de la greffe.

Une médiatisation qui stimule le don d’organes

Le cas de Mette-Marit a aussi entraîné une augmentation significative du don d’organes en Norvège. Depuis l’annonce de sa liste d’attente, 12 000 personnes se sont inscrites comme donneurs potentiels, soit environ 180 fois plus qu’un mois habituel. La Fondation norvégienne pour le don d’organes souligne que, malgré la rapidité de la procédure, cela reflète surtout la recherche d’organes compatibles dans un contexte médical urgent.

Le Dr Gérald Kierzek explique que la fibrose pulmonaire est une maladie chronique rare, caractérisée par une cicatrisation progressive et irréversible du tissu pulmonaire, ce qui rend les poumons rigides et altère l’échange gazeux. Lorsqu’une insuffisance respiratoire devient trop sévère, la greffe pulmonaire est souvent la seule option possible.

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