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Poids idéal selon votre taille : ce que l’IMC ne vous dit pas

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Lorsqu’on recherche « poids idéal selon la taille » sur Internet, on espère souvent obtenir un chiffre précis. Cependant, pour les experts, il s’agit plutôt d’une zone de poids santé qu’un nombre unique. La mesure la plus connue pour évaluer cela est l’indice de masse corporelle (IMC), calculé à partir de la taille et du poids. Cependant, cet indicateur ne donne qu’une image partielle de la santé.

Des études publiées dans la revue médicale The Lancet Diabetes and Endocrinology soulignent que l’IMC ne tient pas compte de la masse musculaire ni de la répartition des graisses, qui sont pourtant essentielles pour évaluer le risque de maladies cardio-métaboliques.

Pour déterminer ce qu’on peut considérer comme un poids « idéal » pour une taille donnée, il faut croiser plusieurs indicateurs : l’IMC, le tour de taille, le pourcentage de masse grasse, et l’état global de santé. En janvier 2025, une commission internationale a recommandé de ne plus se baser uniquement sur l’IMC pour évaluer l’adiposité, et d’utiliser des mesures complémentaires. Par exemple, pour une personne mesurant 1,67 m, une fourchette de poids entre 53 et 68 kg correspond à un IMC entre 18,5 et 24,9, considéré comme associé à un risque moyen plus faible. Mais ce repère doit être ajusté en fonction de la morphologie et du mode de vie.

Poids idéal selon la taille : une zone, pas un chiffre précis

Concrètement, l’IMC se calcule en divisant le poids en kilos par la taille en mètres au carré. La fourchette de 18,5 à 24,9 est généralement considérée comme une « corpulence normale », avec un risque réduit de complications. Ces repères permettent d’établir des zones de poids santé pour différentes tailles : par exemple, entre 47 et 61 kg pour 1,57 m, ou entre 53 et 68 kg pour 1,67 m, selon un article de santé publique. Cependant, le poids « idéal » ne se limite pas à cette simple formule. Il dépend aussi de la masse musculaire, de la densité osseuse, de la génétique et du niveau d’activité physique.

Ce que l’IMC ne révèle pas

Selon l’Assurance Maladie, l’IMC reste utile pour un premier tri : il permet d’identifier si une personne a une corpulence normale (IMC entre 18,5 et 24,9), en surpoids (25-29,9), ou souffre d’obésité modérée (30-34,9), sévère (35-39,9), ou massive (au-delà de 40). Des études ont montré que le risque de diabète, d’hypertension ou d’infarctus augmente en sortant de cette zone.

Cependant, la commission de The Lancet Diabetes and Endocrinology souligne que l’IMC peut parfois induire en erreur. Il ne distingue pas la masse musculaire de la graisse, ni la localisation de cette graisse. Un athlète très musclé peut avoir un IMC élevé tout en étant en excellente santé, tandis qu’une personne sédentaire avec un IMC normal peut accumuler une graisse abdominale, plus dangereuse pour le cœur et la gestion du glucose.

Compléter l’évaluation avec d’autres mesures

Pour mieux comprendre la composition corporelle, d’autres indicateurs sont utilisés. Le tour de taille est un bon repère de la graisse abdominale. Il se mesure au milieu entre la dernière côte et le sommet de la hanche, à la fin d’une expiration. Un tour de taille supérieur à 80 cm chez la femme ou 94 cm chez l’homme indique un risque accru pour la santé.

Des outils comme le rapport taille/hanche, le pourcentage de masse grasse mesuré par bio-impédancemétrie ou DEXA, ainsi que l’indice ABSI, permettent d’affiner l’évaluation. Cependant, seul un professionnel de santé pourra interpréter ces chiffres dans leur contexte précis.

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