Vous avez souvent froid alors que votre entourage est à l’aise ? Vos mains sont constamment glacées ? Vous portez un gilet dès que vous déjeunez en terrasse, même en été ? Si vous vous reconnaissez dans ces situations, sachez que selon la Dre Omodamola Aje, endocrinologue dans le Massachusetts, ce n’est pas simplement une question de tempérament.
Elle explique que l’intolérance au froid ne doit pas être négligée, même si elle n’est pas une urgence. Cela peut indiquer la nécessité de consulter un médecin. Lorsqu’un patient lui confie qu’il a « toujours froid », la première étape consiste à analyser le contexte de cette sensation de froid.
Interrogatoire : la première étape pour comprendre cette frilosité
Pour l’endocrinologue, un interrogatoire précis est essentiel. Elle commence par poser des questions sur la durée des symptômes et leur régularité. Elle s’intéresse également aux autres signes associés : fatigue, variation inexpliquée du poids, troubles digestifs comme la constipation, ou encore chute de cheveux.
Chez les femmes, elle examine aussi l’état des règles, la peau, les cheveux, et les ongles, tout en recherchant des antécédents personnels ou familiaux. Ces éléments aident à identifier une cause sous-jacente. Selon les résultats, elle peut orienter vers un bilan thyroïdien ou une recherche d’anémie.
L’hypothyroïdie : la cause la plus fréquente
La sensation de froid excessive par rapport à l’environnement ou aux autres personnes est souvent liée à l’hypothyroïdie. Dans ce cas, la glande thyroïde ne produit pas suffisamment d’hormones. Cela ralentit le métabolisme et peut s’accompagner de fatigue, de prise de poids, et de peau ou cheveux secs.
Chez les femmes, la périménopause ou la ménopause peuvent également jouer un rôle. La chute des œstrogènes, qui régulent en partie la température interne, peut provoquer des bouffées de chaleur suivies de sueurs froides. Autre profil fréquent : les personnes très minces ou ayant perdu beaucoup de poids rapidement, car un faible poids corporel réduit l’isolation thermique.
Quand consulter un médecin ?
Après l’interrogatoire, des examens sont nécessaires. La priorité est souvent un bilan thyroïdien, car l’hypothyroïdie peut se manifester par une sensation de froid persistante. Ce bilan mesure la TSH, et si celle-ci est anormale, il analyse aussi les hormones T4 et T3.
Par ailleurs, un médecin peut prescrire une numération formule sanguine (NFS) et d’autres tests pour rechercher une éventuelle anémie ferriprive.
La Dre Aje rappelle que si cette sensation de froid s’accompagne de fatigue, de fluctuations de poids, de troubles digestifs, de problèmes de peau, de cheveux, d’ongles ou encore d’irrégularités menstruelles, il est important de consulter. Ces symptômes peuvent indiquer une hypothyroïdie ou une anémie, deux affections faciles à diagnostiquer et à traiter.






