Accueil Santé Dérivomètre : l’outil révolutionnaire pour déjouer les pratiques médicales à risque

Dérivomètre : l’outil révolutionnaire pour déjouer les pratiques médicales à risque

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Le Dérivomètre : un nouvel outil pour repérer les pratiques médicales à risque

Les dérives sectaires dans le domaine de la santé et du bien-être prennent de plus en plus d’ampleur. En 2024, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a reçu plus de 4 500 signalements et demandes d’informations, soit une hausse de 110 % par rapport à 2015. Parmi ces dossiers, 37 % concernaient la santé et le bien-être, ce qui en fait une thématique majeure.

Face à cette situation, le ministère de la Santé souhaite mieux informer les patients qui recourent à des pratiques non conventionnelles, souvent appelées « médecines alternatives » ou « complémentaires ». Toutes ces pratiques ne sont pas nécessairement dangereuses, mais certaines peuvent entraîner des retards de diagnostic ou des mauvaises prises en charge, réduisant ainsi les chances de guérison ou d’amélioration.

Comment repérer les situations à risque avec le “Dérivomètre” ?

Pour aider les patients à faire la différence, le ministère a créé un outil appelé le « Dérivomètre ». Cet outil classe les risques en trois niveaux, du jaune au rouge, en fonction des comportements et propos du praticien. Voici comment l’utiliser pour identifier les situations préoccupantes.

La zone jaune : vigilance minimale

Ce niveau indique que la situation n’est pas forcément dangereuse, mais il convient de rester vigilant. Le praticien doit pouvoir expliquer clairement ses méthodes, évoquer les bénéfices comme les risques, recueillir votre accord et vous orienter vers un professionnel de santé si nécessaire. La pratique peut venir en complément d’un suivi médical, mais ne doit en aucun cas le remplacer ou l’interrompre.

La zone orange : prudence

Ce niveau invite à faire une pause. Certains comportements doivent alerter : critiquer la médecine ou la science, parler d’énergies ou de vibrations, ou encore vous contacter directement via les réseaux sociaux, email ou téléphone. Si le praticien vous pousse à modifier votre traitement sans avis médical, il est conseillé d’en parler avec votre médecin ou pharmacien avant de continuer.

La zone rouge : danger imminent

Ce niveau correspond à des situations où il faut absolument arrêter. Promesses de guérison “miracle”, tentatives d’isoler le patient de son entourage ou de son médecin, actes invasifs sans cadre médical ou gestes à caractère sexuel sont des signaux très préoccupants. Il faut couper tout contact et consulter un professionnel médical. En cas d’urgence ou d’actes non consentis, il faut appeler le 15 et éventuellement déposer plainte.

Que faire en cas de problème lié à une pratique non conventionnelle ?

Si votre état ne s’améliore pas ou s’aggrave après une pratique non conventionnelle, il est essentiel de consulter rapidement un médecin traitant ou un service d’urgence. En cas de comportement abusif du praticien, vous pouvez signaler la situation à l’instance professionnelle concernée, comme l’Ordre des médecins ou l’Agence régionale de santé (ARS) pour certaines professions.

Dans des cas plus graves, comme une exigence financière excessive, une manipulation mentale ou un discours contre la médecine conventionnelle, il est possible de signaler la situation à la Miviludes. Pour des escroqueries ou des publicités mensongères, la DGCCRF ou la DDPP peuvent intervenir. Il est conseillé de conserver tous les messages, documents ou captures d’écran pouvant servir de preuve. Le ministère rappelle que l’arrêt d’un traitement doit toujours faire l’objet d’un avis médical.

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