Accueil Nos partenaires Cette habitude quotidienne est aussi dangereuse que de fumer 15 cigarettes

Cette habitude quotidienne est aussi dangereuse que de fumer 15 cigarettes

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Il est courant de surveiller son poids, son taux de cholestérol ou sa consommation d’alcool. Pourtant, une habitude beaucoup plus courante reste souvent ignorée, alors qu’elle augmente le risque de mortalité autant que certains grands fléaux. Selon le rapport historique 2023 du Surgeon General des États-Unis, cette habitude expose à un danger comparable à celui de fumer jusqu’à 15 cigarettes par jour. Elle serait même plus nocive que l’obésité ou la sédentarité.

Ce comportement ne laisse pas de trace dans les analyses de sang, mais il détériore la santé du cœur, du cerveau et réduit l’espérance de vie. La habitude en question, c’est la solitude chronique, aussi appelée isolement social. Le rapport du Surgeon General, soutenu par les travaux de la psychologue Julianne Holt Lunstad, montre que le manque durable de liens sociaux augmente le risque de mortalité d’environ 30 %, soit une proportion similaire à celle d’un tabagisme modéré.

Une habitude aussi dangereuse que le tabac

La psychologie distingue deux notions : être seul volontairement et se sentir seul. La solitude choisie peut même être bénéfique ou reposante. En revanche, la solitude subie correspond à un décalage entre les liens que l’on a et ceux que l’on souhaite avoir. On peut être en couple, avoir des collègues ou un groupe d’amis, et pourtant se sentir profondément isolé.

Selon Harvard Health, cette solitude prolongée augmente le risque d’infarctus et d’AVC d’environ 29 à 32 %. La douleur émotionnelle provoque des réponses de stress similaires à celles d’une douleur physique. Elle fait monter le cortisol, favorise une inflammation chronique et affaiblit le système immunitaire. Des études citées par la National Library of Medicine relient aussi l’isolement à un risque accru de démence d’environ 40 % et de diabète de type 2 de 50 %.

Une épidémie silencieuse en France

Ce problème n’est pas uniquement américain. La Fondation de France estime que plusieurs millions de Français vivent en situation d’isolement relationnel, avec peu ou pas de contacts réguliers. D’après une enquête de Cigna, environ la moitié des adultes américains se disent seuls. Les plus touchés ne sont pas forcément les personnes âgées, mais plutôt celles de moins de 50 ans, pourtant très connectées.

Les causes principales résident souvent dans des changements de vie : retraite, déménagement, séparation, deuil, télétravail à plein temps ou enfants qui quittent la maison. On laisse passer un café, un dîner, on répond « on verra » aux invitations, et on se réfugie derrière les écrans. Sans s’en rendre compte, la solitude devient la norme, et le moral en pâtit.

Comment changer cette habitude, selon la psychologie

Pour les spécialistes en santé mentale, le vrai danger n’est pas d’apprécier le calme, mais de laisser ses liens proches se dégrader tout en faisant comme si tout allait bien. Refuser systématiquement les invitations, ne vivre que par des échanges logistiques ou se dire « je n’ai besoin de personne » par fierté, entretiennent un cercle vicieux de retrait et de perte de confiance.

Les recherches montrent qu’un petit cercle de relations profondes est plus protecteur que de nombreux contacts superficiels. Retisser ces liens demande des gestes simples mais réguliers : envoyer un message avec une proposition concrète, rejoindre une activité commune (club de sport, lecture, bénévolat avec des réseaux comme MONALISA ou les Petits Frères des Pauvres), ou inviter un voisin à prendre un café. En cas de détresse, de troubles du sommeil ou d’idées noires, il est fortement conseillé de consulter un médecin ou un thérapeute, car la solitude chronique constitue aussi un problème de santé à part entière.

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