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Cancer colorectal : nos habitudes de vie responsables, comment le prévenir

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Chaque année, des dizaines de milliers de personnes en France sont touchées par le cancer colorectal. Longtemps considéré comme une maladie liée principalement à l’âge ou à l’hérédité, il est aujourd’hui de plus en plus influencé par nos habitudes de vie. Une alimentation déséquilibrée, la consommation d’alcool, le tabagisme ou la sédentarité augmentent les risques de développer des lésions cancéreuses au niveau du côlon ou du rectum. Face à cette situation, les spécialistes insistent sur l’importance de la prévention au quotidien. Selon Lucas Spindler, médecin à l’Hôpital Paris Saint-Joseph, certains gestes simples peuvent contribuer à protéger la santé intestinale sur le long terme.

Le rôle de l’alimentation et de l’hygiène dans la prévention du cancer colorectal

Les fruits et légumes, un premier réflexe protecteur

Pour les gastro-entérologues, la prévention commence dans l’assiette. Une alimentation riche en végétaux fournit des fibres, des vitamines et des antioxydants essentiels au bon fonctionnement du système digestif. Le conseil principal est de consommer chaque jour plusieurs portions de fruits et légumes. Ces aliments favorisent un meilleur transit intestinal et aident à maintenir l’équilibre de la flore digestive. Ils participent aussi à limiter les phénomènes inflammatoires qui peuvent endommager progressivement les cellules intestinales. C’est pour cette raison que les spécialistes recommandent depuis longtemps une alimentation principalement composée de produits bruts et peu transformés.

Les aliments ultra-transformés, un danger reconnu

À l’inverse, certains produits sont régulièrement associés à une augmentation du risque de cancer colorectal. Les aliments ultra-transformés, riches en sucres, en graisses et en additifs, font partie des principales préoccupations. Les charcuteries et autres viandes transformées sont aussi souvent évoquées dans les études scientifiques sur les cancers digestifs. Leur consommation excessive pourrait provoquer des mécanismes inflammatoires et perturber le microbiote intestinal, favorisant ainsi l’apparition de lésions cancéreuses.

Les aliments bio et les produits frais, une tendance favorable

De nombreux experts soulignent aussi l’intérêt des aliments issus de l’agriculture biologique. Certains pesticides sont suspectés de favoriser certains cancers. Opter pour des produits moins exposés à ces substances peut donc être un avantage supplémentaire. Manger davantage de produits frais, cuisiner maison et limiter les plats industriels permettent de mieux contrôler la qualité des ingrédients. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie de prévention durable, visant à préserver la santé digestive et l’équilibre de l’intestin.

Tabac, alcool et dépistage : d’autres gestes clés

Les risques liés au tabac et à l’alcool

Au-delà de l’alimentation, d’autres habitudes quotidiennes jouent un rôle majeur dans le développement du cancer colorectal. Le tabagisme est l’un des principaux facteurs de risque. Selon Lucas Spindler, il favorise un stress oxydatif qui endommage les cellules et stimule la formation de tumeurs. L’alcool, quant à lui, peut également provoquer une inflammation chronique au niveau du tube digestif, comme l’indiquent plusieurs sources. Limiter sa consommation d’alcool et arrêter de fumer sont donc des mesures essentielles pour réduire les risques à long terme.

Recommandations pour limiter les risques

Les experts conseillent de ne pas dépasser dix verres d’alcool par semaine, avec un maximum de deux par jour, et d’avoir plusieurs jours sans consommation. La modération limite les effets toxiques sur l’organisme. En parallèle, arrêter de fumer diminue progressivement l’inflammation dans l’organisme et améliore la santé des cellules. Même si ces changements demandent des efforts, ils restent parmi les moyens les plus efficaces pour réduire durablement les risques de cancers digestifs.

Dépistage à partir de 50 ans

Enfin, les professionnels rappellent qu’un mode de vie sain ne remplace pas le dépistage. Certains facteurs de risque, comme l’âge, les antécédents familiaux ou certaines maladies inflammatoires, ne peuvent pas être contrôlés. C’est pourquoi il est fortement recommandé de réaliser un dépistage organisé du cancer colorectal à partir de 50 ans. Lorsqu’il est effectué précocement, il permet de détecter des lésions précancéreuses avant qu’elles ne deviennent plus graves.

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