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Alzheimer : L’erreur est de croire qu’il n’y a rien à faire

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Alzheimer : « Dire qu’il n’y a rien à faire est une erreur », selon le Dr William Berrebi

La maladie d’Alzheimer est la forme de démence la plus répandue. Elle touche généralement les personnes de plus de 65 ans, mais peut aussi concerner les plus jeunes. Cette maladie affecte environ deux fois plus de femmes que d’hommes. Les premiers signes incluent la perte de mémoire, des troubles du langage ou encore des difficultés à s’orienter dans le temps et l’espace. Actuellement, plus de 1,4 million de Français sont atteints, et la maladie cause en moyenne 18 000 décès chaque année, selon France Alzheimer.

Le docteur William Berrebi, gastro-entérologue et hépatologue, insiste sur le fait qu’il ne faut pas penser qu’il n’y a rien à faire face à Alzheimer, même si aucun traitement curatif n’existe encore. Il mise notamment sur la médecine microbiotique pour ralentir la progression de la maladie.

Fort d’une expérience de plus de dix ans dans ce domaine, il explique dans son livre Vivez 100 ans grâce à votre microbiote comment l’action des probiotiques pourrait contribuer à repousser l’évolution de cette pathologie neurodégénérative.

Pourquoi le microbiote est-il impliqué dans Alzheimer ?

Le microbiote intestinal joue un rôle clé dans de nombreuses maladies neurodégénératives. Lorsqu’il est déséquilibré, il peut laisser passer des substances toxiques à travers la barrière intestinale. Ces toxines, notamment des bactéries pathogènes, peuvent atteindre le cerveau, provoquer des inflammations neurodégénératives, et ainsi participer au développement d’Alzheimer.

Une étude menée en 2018 en Autriche a montré ce lien. Cinquante-cinq patients souffrant de troubles cognitifs ont reçu pendant 28 jours un probiotique composé de neuf souches bactériennes. Les analyses ont révélé une diminution de l’inflammation de faible intensité, un mécanisme impliqué dans Alzheimer.

Une autre étude, réalisée sur des souris, a testé une combinaison de cinq souches de Lactobacillus et cinq d’Enterococcus, isolées de l’intestin du nourrisson. Ces bactéries ont montré des capacités importantes à modifier le microbiome intestinal.

Les effets secondaires possibles de ces traitements probiotiques

Le docteur Berrebi rassure : ces probiotiques, constitués de bactéries vivantes bénéfiques, ne présentent généralement pas d’effets secondaires. La seule gêne possible serait une augmentation des ballonnements.

L’intérêt de la vitamine E dans la prévention

Le médecin souligne également l’importance de la vitamine E, reconnue pour ses propriétés antioxydantes. Elle permettrait de lutter contre le stress oxydatif, un facteur accélérant le vieillissement cérébral. Selon lui, une supplémentation en vitamine E est nécessaire pour ceux qui souhaitent réduire leur risque d’Alzheimer.

Cette vitamine se trouve naturellement dans certains aliments végétaux, comme les noix, les noisettes, les amandes, ainsi que dans des huiles végétales telles que l’huile de tournesol ou de colza.

Comment appliquer ces connaissances dans la vie quotidienne ?

Malgré des résultats prometteurs, le docteur Berrebi reste prudent. Il rappelle que ces études doivent être confirmées à grande échelle chez l’humain. Il précise que les souches probiotiques administrées ne colonisent pas forcément l’intestin de tous, et qu’elles ne peuvent pas agir seules.

Il recommande néanmoins un protocole précis : prendre pendant trois mois cinq souches de Lactobacillus et cinq d’Enterococcus, sous surveillance médicale. Il insiste sur l’importance de consulter un professionnel avant de commencer toute supplémentation.

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