L’ostéoporose concerne principalement les femmes après la ménopause. La baisse des hormones féminines accélère la perte de densité osseuse, rendant les os plus fragiles. Cette fragilité augmente le risque de fractures, notamment au niveau des vertèbres, du poignet ou du col du fémur.
La perte osseuse évolue souvent sans symptôme pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’une chute ou une fracture la révèle. Cependant, certaines habitudes permettent de limiter cette dégradation et de préserver la solidité du squelette. Parmi elles, les apports en calcium et en vitamine D sont essentiels. Ces deux éléments jouent un rôle clé dans la santé osseuse, surtout après la ménopause où les besoins augmentent.
Calcium et vitamine D, des nutriments indispensables après la ménopause
Les besoins en calcium augmentent avec l’âge
Après la ménopause, il est conseillé aux femmes de consommer entre 1 000 et 1 200 mg de calcium par jour. Cet apport peut venir de l’alimentation, d’eaux minérales riches en calcium ou, si nécessaire, de compléments prescrits par un médecin. Le calcium est essentiel pour la solidité des os. En cas de carence, l’organisme puise dans ses réserves osseuses, ce qui peut affaiblir le squelette.
La vitamine D facilite l’absorption du calcium
Le calcium seul ne suffit pas pour protéger efficacement les os. La vitamine D est nécessaire car elle aide à l’absorption du calcium dans le corps. Avec l’âge, la production naturelle de vitamine D par la peau diminue, surtout lorsque l’exposition au soleil est limitée. Les recommandations médicales soulignent qu’il est important de traiter une éventuelle carence en vitamine D. La dose recommandée se situe généralement entre 800 et 1 200 UI par jour.
Une alimentation équilibrée reste la base
Bien que des compléments puissent être prescrits, les médecins insistent sur l’importance d’une alimentation variée et équilibrée. L’objectif est de couvrir naturellement les besoins en calcium et en vitamine D tout en maintenant un bon équilibre nutritionnel global. Il faut aussi éviter des comportements qui fragilisent les os, comme le tabac ou une consommation excessive d’alcool. Avant de recourir à des traitements médicamenteux, les mesures hygiénodiététiques sont systématiquement recommandées.
Activité physique et suivi médical, des éléments clés
Se bouger régulièrement pour renforcer les os
L’activité physique est un levier essentiel pour ralentir la perte osseuse après la ménopause. Les exercices supportant le poids du corps, comme la marche, la danse ou monter des escaliers, stimulent la masse osseuse. Par ailleurs, les exercices de renforcement musculaire améliorent l’équilibre et diminuent le risque de chute, principale cause de fractures chez les personnes atteintes d’ostéoporose.
Évaluer le risque de fracture
Le risque d’ostéoporose ne concerne pas toutes les femmes de la même façon. Les médecins prennent en compte plusieurs critères : âge, antécédents familiaux de fracture, indice de masse corporelle ou résultats d’une ostéodensitométrie. Lorsqu’il est élevé, un traitement médicamenteux peut être envisagé pour renforcer les os et prévenir les fractures.
Une surveillance adaptée lors de certains traitements
Les médicaments couramment utilisés contre l’ostéoporose sont les biphosphonates, qui ralentissent la dégradation osseuse. Ces traitements durent souvent plusieurs années et nécessitent un suivi rigoureux, notamment dentaire, en raison d’un risque très rare d’ostéonécrose de la mâchoire. D’autres traitements existent pour les cas sévères ou déjà fracturés. Cependant, les spécialistes rappellent qu’aucun médicament ne remplace les bases : activité physique, apports en calcium et vitamine D, et correction des carences.






