23 000 Français en attente de greffe
Chaque jour en France, deux à trois personnes meurent faute de recevoir une greffe d’organe. Aujourd’hui, plus de 23 000 patients sont en attente d’une transplantation. Chacun d’entre nous pourrait un jour avoir besoin d’un organe pour survivre.
Le don d’organes, un sujet encore tabou
Le don d’organes reste un sujet sensible. Parfois, les proches ne sont pas prêts à accepter le prélèvement. En France, toute personne est considérée comme donneur par défaut, sauf si elle s’est inscrite sur le registre national des refus. Cependant, avant tout prélèvement, la famille est toujours consultée. Il est donc crucial de partager ses volontés de son vivant, en exprimant clairement si l’on souhaite donner ou non ses organes en cas de décès.
Les organes et tissus pouvant être donnés
Un donneur peut fournir jusqu’à six organes : les poumons, le cœur, le foie, les reins, le pancréas et les intestins. Il est également possible de prélever sept tissus : les cornées, les valves, la peau, les tendons, les os, les veines, les artères et les ligaments.
Le rein est l’organe le plus souvent greffé en France, avec 3 867 opérations en 2025, dont 603 réalisées sur des donneurs vivants. Le foie arrive en deuxième position, avec 1 431 greffes, dont 11 provenant de donneurs vivants. Lors d’un don, le corps du défunt est respecté : le prélèvement se fait en chirurgie au bloc opératoire, puis le corps est restauré, avec incisions refermées et pansements posés, avant d’être restitué à la famille.
Les greffes sont attribuées selon des critères médicaux stricts, en privilégiant les patients en situation d’urgence.
Le don d’organes, une question d’âge
Il n’y a pas de limite d’âge pour donner ses organes. Selon l’Agence de biomédecine, il est possible de faire un don après 80 ans : c’est l’état des organes qui compte, pas l’âge du donneur.
Marine Jeantet, directrice générale de l’agence, précise que tout le monde peut donner, quel que soit son âge ou sa santé. Aucun document officiel n’est nécessaire, il n’existe pas de carte de donneur. La volonté doit simplement être transmise à ses proches, qui sont consultés avant tout prélèvement.
L’Agence insiste : la question à se poser est simple pour chacun : « Mes proches connaissent-ils ma volonté en matière de don d’organes ? »
Les chiffres du don en 2025
En 2025, 1 590 personnes ont fait don de leurs organes, permettant 6 148 greffes. À l’inverse, 966 patients décédés étaient encore en attente d’une transplantation. Ces chiffres montrent l’importance du don pour sauver des vies.






