Une étude américaine révèle le lien entre la consommation d’œufs et le risque d’Alzheimer
La maladie d’Alzheimer, la plus courante des maladies neurodégénératives, touche actuellement 1,4 million de Français. Elle cause chaque année environ 18 000 décès. Cette maladie se manifeste principalement après 65 ans et touche deux fois plus de femmes que d’hommes. Elle est aussi difficile à diagnostiquer tôt, car ses premières lésions cérébrales se développent souvent sans symptômes évidents.
Face à cette menace, beaucoup cherchent à adopter de bonnes habitudes alimentaires. Une nouvelle étude apporte un éclairage intéressant : la consommation régulière d’un aliment simple, les œufs, pourrait réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer.
Consommer 5 œufs par semaine diminuerait le risque de 27 %
Une analyse récente de l’Adventist Health Study‑2, publiée en 2026 dans The Journal of Nutrition, s’appuie sur le suivi de près de 40 000 personnes âgées sur une période de plus de 15 ans. Parmi elles, 2 858 cas d’Alzheimer ont été diagnostiqués, grâce aux données Medicare. Les chercheurs ont comparé la fréquence de consommation d’œufs chez ces participants à celles de personnes qui en consommaient peu ou pas du tout.
Les résultats montrent que, par rapport à ceux qui ne mangeaient pas ou très peu d’œufs, ceux qui en consommaient 1 à 3 fois par mois avaient environ 17 % de risque en moins de développer la maladie. Ceux qui en mangeaient 2 à 4 fois par semaine présentaient une réduction du risque d’environ 20 %. Enfin, une consommation d’au moins 5 fois par semaine, soit presque un œuf par jour, était associée à une baisse du risque d’environ 27 %. Cependant, les chercheurs précisent que ces résultats montrent une simple association et ne prouvent pas une relation de cause à effet. De plus, les participants à l’étude avaient généralement un mode de vie très sain.
Les œufs, un élément parmi d’autres pour la santé cérébrale
Pour une personne en bonne santé en France, ces résultats suggèrent qu’incorporer des œufs plusieurs fois par semaine, voire presque quotidiennement, peut faire partie d’une stratégie pour préserver la santé du cerveau. L’Institut Pasteur de Lille rappelle toutefois qu’il est essentiel d’adopter une alimentation équilibrée, de type méditerranéen. Celle-ci privilégie les légumes, les légumineuses, les fruits, les céréales complètes, l’huile d’olive et le poisson. L’activité physique et un sommeil de qualité jouent aussi un rôle important dans la prévention.
Les personnes souffrant d’hypercholestérolémie, ayant des antécédents de maladies cardiovasculaires ou diabétiques doivent consulter leur médecin avant d’augmenter leur consommation d’œufs, car le jaune d’œuf est riche en cholestérol. Il faut rappeler que cette étude reste observationnelle et réalisée sur une population spécifique aux États-Unis. La prévention de la maladie d’Alzheimer ne dépend pas d’un seul aliment, mais les œufs peuvent constituer un allié raisonnable dans une approche globale de santé.






