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Alzheimer : Symptômes précoces et révélations choquantes à connaître

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La maladie d’Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus courante. Elle apparaît généralement après 65 ans, mais peut aussi toucher des personnes plus jeunes. Elle touche presque deux fois plus de femmes que d’hommes. Les premiers signes incluent la perte de mémoire, des troubles de l’expression orale ou écrite, ainsi que des difficultés à s’orienter dans le temps et l’espace. Ces symptômes marquent souvent le début d’un processus de démence. Aujourd’hui, plus de 1,4 million de Français sont touchés par cette maladie, qui cause en moyenne 18 000 décès chaque année, selon France Alzheimer.

Malgré tout, le diagnostic reste difficile à établir. Les lésions cérébrales se forment bien avant que les symptômes ne soient visibles. C’est pourquoi on parle souvent de « démence silencieuse ». Certains signes peuvent passer inaperçus au quotidien. Des recherches récentes suggèrent qu’un symptôme banal, souvent ignoré, pourrait être l’un des premiers indicateurs d’une démence précoce. Il s’agit notamment de mots qui échappent, de phrases qui se suspendent, ou d’un « euh » qui s’éternise. Ces hésitations, qui peuvent sembler insignifiantes avec l’âge, apparaissent parfois bien avant d’autres troubles plus connus.

Les premiers signes : hésitations et ralentissement

Le Dr Tim Beanland, de la Société Alzheimer, rappelle que « le langage est l’une des fonctions les plus complexes du cerveau ». Parler, écouter, comprendre, retenir et répondre mobilisent de nombreuses zones cérébrales. Lorsqu’un déséquilibre survient, la parole peut se modifier avant même que la mémoire ne soit affectée. Cela peut offrir une opportunité pour un dépistage plus précoce.

Les mots de remplissage et la vitesse de parole

Une étude de l’Université de Toronto, ainsi que d’autres recherches, montrent que l’utilisation accrue de mots comme « euh » ou « ah » peut indiquer des problèmes dans la fonction exécutive du cerveau. Cette fonction contrôle la rapidité à assimiler, comprendre et répondre à l’information. Le Dr Beanland explique que « avec l’âge, la substance blanche du cerveau, qui assure la transmission des signaux, subit des modifications ». Il est courant de rechercher un mot en se retrouvant avec une expression comme « mot sur le bout de la langue ». Ces tics de langage permettent de gagner du temps et de faire face à ces difficultés.

Une étude menée à Toronto en 2024 auprès de 125 adultes indique que la vitesse d’élocution est un meilleur indicateur de performance cognitive que la recherche de mots. La neuroradiologue Dr Emer MacSweeney précise que « si une personne qui parle normalement commence à ralentir, c’est un signe inquiétant ».

Les pauses, la simplification des phrases

Les silences fréquents en plein milieu d’une phrase sont aussi un signe à surveiller. Selon le Dr Emer MacSweeney, « les pauses plus longues et plus nombreuses sont fortement liées aux premiers stades de la maladie d’Alzheimer ». Les personnes concernées semblent plus hésitantes, et leur élocution devient moins fluide.

Les phrases se raccourcissent et se simplifient. Par exemple, au lieu de dire : « Je ne suis pas sorti parce qu’il pleuvait fort », une personne en début de démence pourrait dire : « Je ne suis pas sorti. Il pleuvait. » Les études montrent une tendance à réduire les tournures complexes et l’usage de mots comme « parce que », « bien que » ou « quand ». Selon le Dr MacSweeney, « le débit et le rythme des paroles changent. Les phrases deviennent moins élaborées et plus fragmentées ».

Quand s’inquiéter ?

Le Dr Emer MacSweeney insiste : « chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à un stade précoce, ces hésitations ne sont pas simplement occasionnelles, mais deviennent de plus en plus évidentes avec le temps ». Si, pendant plusieurs mois, vos proches remarquent une augmentation des « euh », un ralentissement du débit ou des phrases simplifiées, il est conseillé de consulter un médecin. Une étude de 2026 du Rush University Medical Center montre que pratiquer des activités comme la lecture, l’écriture, l’apprentissage d’une langue ou les jeux de mots peut réduire d’environ 38 % le risque de développer une démence.

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