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Obésité et Alzheimer : la nouvelle révélation qui pourrait tout changer

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Obésité : une nouvelle piste pour comprendre le lien avec la maladie d’Alzheimer

L’obésité est reconnue comme un facteur de risque modifiable important pour la maladie d’Alzheimer, surtout après 40 ans. Cependant, les mécanismes qui relient les perturbations du métabolisme à l’évolution de cette maladie restaient encore peu compris. Des chercheurs de l’hôpital Houston Methodist, au Texas, semblent avoir identifié une piste prometteuse.

Ils ont découvert des molécules de graisse susceptibles de transporter les effets de l’obésité jusqu’au cerveau, où elles pourraient perturber certains mécanismes liés à la maladie d’Alzheimer.

Les phosphatidyléthanolamines, des molécules de graisse clés

Les chercheurs se sont concentrés sur une famille de molécules de graisse appelées phosphatidyléthanolamines. Présentes dans les membranes des cellules de l’organisme, ces molécules jouent un rôle important dans le métabolisme cellulaire. Leur étude, menée sur des souris, montre que l’obésité augmente la quantité de ces molécules dans différents tissus.

Ces phosphatidyléthanolamines peuvent ensuite être intégrées à de minuscules particules circulant dans le corps, capables d’atteindre le cerveau.

Une influence sur l’accumulation des protéines amyloïdes

Une fois dans le cerveau, ces particules pourraient perturber la communication entre les cellules, modifier les défenses immunitaires et favoriser l’accumulation de protéines amyloïdes. La présence de ces protéines est une caractéristique majeure de la maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs estiment que l’obésité pourrait modifier la transmission des signaux au cerveau, ce qui pourrait expliquer ce processus. Selon eux, il serait possible de cibler ce mécanisme pour prévenir ou traiter la maladie.

Des résultats encourageants chez l’animal

Les scientifiques ont également testé la correction du déséquilibre des phosphatidyléthanolamines chez des souris atteintes de la maladie d’Alzheimer. En rétablissant un niveau plus sain de ces molécules, ils ont observé une réduction des perturbations du métabolisme lipidique, ainsi qu’une amélioration des fonctions cérébrales et des performances cognitives.

Ces résultats ouvrent une nouvelle voie de recherche sur le rôle des molécules de graisse dans le transport vers le cerveau. Cependant, ils ne constituent pas encore un traitement pour l’humain. Les chercheurs soulignent qu’il reste nécessaire de poursuivre les études avant de pouvoir envisager des interventions préventives ou thérapeutiques ciblant ces molécules.

Source : Obesity-driven phosphatidylethanolamine dysregulation impairs neuroimmune crosstalk and accelerates Alzheimer’s pathogenesis, Molecular Neurodegeneration, juillet 2026

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