La Food and Drug Administration (FDA) américaine a récemment approuvé un nouveau traitement contre le cancer du pancréas, une étape très attendue dans le domaine de l’oncologie.
Ce traitement, appelé daraxonrasib et commercialisé sous le nom de Rasonque, est destiné à certains patients atteints d’une forme agressive et courante de cette maladie. Il se présente sous forme de comprimés et doit être utilisé notamment chez des patients ayant déjà reçu un traitement antérieur.
Le daraxonrasib a été testé chez des patients dont le cancer du pancréas avait déjà métastasé. Lors des essais cliniques, le médicament s’est montré nettement plus efficace qu’une chimiothérapie classique. Environ la moitié des patients ayant reçu ce traitement ont survécu plus de 13 mois, soit environ deux fois plus longtemps que ceux traités par chimiothérapie.
Un médicament ciblant une protéine impliquée dans plusieurs cancers
La validation par la FDA représente une étape cruciale pour les patients confrontés à ce cancer très grave et difficile à traiter. Les associations de patients ont accueilli cette annonce avec beaucoup d’espoir. Selon Anna Berkenblit, directrice scientifique de PanCAN, l’organisation américaine dédiée au cancer du pancréas, « ce médicament va transformer la manière dont nous traitons cette maladie : il offrira aux patients la possibilité de passer plus de temps avec leurs proches, d’avoir une meilleure qualité de vie, et de retrouver confiance dans la recherche qui continue à faire progresser les traitements. »
Ce qui rend cette avancée particulièrement prometteuse, c’est que les chercheurs s’intéressent aussi aux implications du médicament pour d’autres types de cancers. En effet, la molécule agit sur une protéine appelée RAS, qui joue un rôle clé dans la division cellulaire. Lorsqu’elle fonctionne de manière anormale, cette protéine peut favoriser une multiplication incontrôlée des cellules, contribuant au développement de plusieurs cancers. Les résultats obtenus avec le daraxonrasib pourraient ainsi ouvrir la voie à de nouvelles recherches sur d’autres maladies tumorales impliquant la protéine RAS.






