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Fibromes : un mal bénin qui peut gravement impacter votre santé

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Fibromes : un mal bénin qui peut avoir de graves conséquences

En France, environ une femme sur trois en âge de procréer présente un ou plusieurs fibromes, souvent sans le savoir car ces tumeurs ne provoquent pas toujours de symptômes. Leur fréquence augmente avec l’âge : avant la ménopause, jusqu’à 70 % des femmes peuvent en développer. Lorsqu’ils n’affectent pas la vie quotidienne, une simple surveillance suffit généralement. En revanche, si les symptômes deviennent importants, différents traitements peuvent être envisagés.

Une méconnaissance encore trop grande

Malgré leur fréquence, les fibromes restent peu connus. Beaucoup de femmes n’en entendent parler qu’au moment du diagnostic. Une idée reçue persiste : puisqu’ils sont bénins, ils seraient forcément sans gravité. Or, ce n’est pas le cas. Une gynécologue interrogée par le Daily Mail souligne que confondre « bénin » avec « inoffensif » est une erreur. Elle précise que le terme « bénin » indique simplement que les fibromes ne sont pas cancéreux, mais cela ne signifie pas qu’ils ne peuvent pas avoir un impact dévastateur sur la santé ou la qualité de vie.

Qu’est-ce qu’un fibrome ?

Les fibromes sont des masses qui se développent dans la paroi de l’utérus. Composés de tissu musculaire et fibreux, leur taille peut varier énormément : certains sont aussi petits qu’un pois, d’autres peuvent atteindre la taille d’une pastèque. Chez de nombreuses femmes, ils ne provoquent aucun symptôme. Lorsqu’ils se manifestent, ces signes sont souvent banalisés ou mal interprétés.

Les symptômes souvent ignorés

Des règles très abondantes, des douleurs pelviennes ou une grande fatigue sont parfois considérées comme des désagréments normaux liés au cycle. Cela peut conduire à vivre avec ces symptômes pendant des années avant qu’un fibrome ne soit diagnostiqué. Les saignements abondants qui nécessitent de changer de protection la nuit, empêchent de sortir ou s’accompagnent de caillots importants doivent alerter. Si ces symptômes entraînent une anémie ou des absences au travail, il est essentiel d’en parler à un professionnel de santé. La gynécologue Michelle Griffin insiste sur le fait qu’il ne faut pas simplement supporter ces problèmes.

Des symptômes inattendus

Les fibromes peuvent aussi causer d’autres troubles, moins évidents. Selon leur localisation, ils peuvent comprimer les organes voisins. Certains femmes ressentent alors un besoin fréquent d’uriner, souffrent de constipation, de ballonnements, de douleurs dans le bas du dos ou lors des rapports sexuels. Beaucoup pensent que ces symptômes sont liés au stress, au syndrome de l’intestin irritable ou au vieillissement. Pourtant, ils peuvent souvent être causés par un fibrome.

Un impact sur le moral

Au-delà des douleurs physiques, les fibromes peuvent peser sur le moral. Saignements imprévisibles, troubles du sommeil, inquiétudes concernant la fertilité ou la nécessité d’organiser sa vie autour des règles peuvent provoquer un stress important. Certaines femmes évitent les sorties, les voyages ou rencontrent des difficultés dans leur vie professionnelle à cause de ces troubles.

Pourquoi certaines femmes sont plus touchées ?

Les causes de développement des fibromes ne sont pas totalement comprises. Cependant, certains facteurs sont bien identifiés. L’héritage familial joue un rôle : ils sont souvent présents chez plusieurs membres d’une même famille. Les hormones féminines, comme les œstrogènes, semblent également favoriser leur apparition, notamment entre 30 et 50 ans, avec une régression possible après la ménopause. De plus, certaines femmes, notamment celles d’origine noire, développent plus souvent des fibromes, à un âge plus jeune, avec des tumeurs plus volumineuses et des symptômes plus marqués.

Peut-on prévenir les fibromes ?

La majorité des facteurs de risque, tels que l’âge, les antécédents familiaux, les hormones ou l’origine ethnique, ne peuvent pas être modifiés. En revanche, une bonne hygiène de vie peut aider à préserver la santé. Il est conseillé de maintenir un poids équilibré, de s’assurer d’un apport suffisant en vitamine D et de limiter la consommation d’aliments ultra-transformés. Les chercheurs s’intéressent aussi au rôle potentiel des perturbateurs endocriniens présents dans certains plastiques ou produits cosmétiques, mais aucune preuve concluante n’a encore été établie.

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