Accueil Santé Excroissances et taches sombres : que révèlent-elles vraiment sur votre santé

Excroissances et taches sombres : que révèlent-elles vraiment sur votre santé

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Vous avez remarqué de petites excroissances de peau au niveau du cou, des aisselles ou des paupières ? Ou peut-être une zone plus sombre et veloutée dans vos plis ? Ce n’est pas qu’une question esthétique, et beaucoup de personnes passent à côté de ce signal sans en connaître la signification.

Sur son compte Instagram, la dermatologue @DermatoDrey rappelle que votre épiderme est bien plus qu’une simple enveloppe, c’est le miroir de ce qui se passe à l’intérieur. Ces signes cutanés, souvent perçus comme une simple gêne esthétique, pourraient en réalité révéler des informations importantes sur votre santé métabolique.

Ce que ces petites bosses sur le cou révèlent vraiment sur votre santé

La dermatologue explique que ces excroissances s’appellent des molluscums pendulums, aussi connus sous le nom d’acrochordons. Elles apparaissent fréquemment dans les zones de plis : le cou, les aisselles, sous la poitrine ou encore sur les paupières. Les zones sombres et veloutées qui peuvent aussi apparaître dans ces mêmes endroits, notamment à la nuque ou dans les aisselles, portent le nom d’acanthosis nigricans.

Ces deux types de manifestations cutanées ont un point commun, indique la spécialiste. Elles résultent toutes deux d’une réaction de la peau à un excès de sucre et d’insuline dans l’organisme.

Lorsque l’on consomme trop de sucre sur une longue période, les cellules du foie et des muscles deviennent saturées et ne peuvent plus stocker le glucose. Le taux de sucre dans le sang augmente alors. Le pancréas réagit en produisant davantage d’insuline pour rediriger le glucose vers d’autres organes, notamment la peau. Cette surcharge d’insuline entraîne l’épaississement et la modification de la peau, qui forme ces petites excroissances ou zones sombres. Ce phénomène s’appelle l’insulinorésistance, une étape qui précède souvent le diabète de type 2. Il est également présent dans le syndrome ovarien, métabolique ou polyendocrinien (SMOP), anciennement connu sous le nom de syndrome des ovaires polykystiques.

Symptômes cutanés : faut-il s’inquiéter ?

Les molluscums pendulums sont généralement bénins. Selon le Manuel MSD, ouvrage de référence pour les professionnels de santé, ils ne provoquent pas toujours de gêne, mais peuvent être inesthétiques. Les vêtements ou les frottements peuvent les irriter, provoquer des saignements ou rendre la zone douloureuse. La même source indique que la présence importante de ces excroissances peut être un signe de diabète ou de prédiabète.

Il est possible de les retirer par cautérisation, cryothérapie ou chirurgie. Cependant, il est important de souligner que traiter ces lésions ne réglera pas la cause sous-jacente. Sans changement dans le mode de vie, le trouble métabolique peut évoluer vers un diabète de type 2, augmenter le risque de maladies cardiovasculaires ou favoriser certains cancers.

Pour prévenir ces risques, la dermatologue recommande d’adopter de bonnes habitudes en matière d’alimentation et d’activité physique, notamment :

  • Réduire la consommation de sucres rapides tels que sodas, jus industriels, biscuits ou pâtisseries.
  • Favoriser les sucres lents présents dans le pain complet, les légumineuses, le riz ou les pommes de terre.
  • Enrichir son alimentation en fibres et en bonnes graisses, avec des légumes, de l’avocat, des noix ou des sardines.
  • Augmenter son activité physique, car la masse musculaire aide à brûler du glucose en permanence et à réguler la glycémie.

En cas de ces signes, il est conseillé d’en parler à un médecin pour un diagnostic précis et un accompagnement adapté.

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