Une erreur médicale aux conséquences dramatiques
Rhian Butlin, une femme britannique de 32 ans, a consulté pour de fortes douleurs abdominales. À cette occasion, les médecins lui ont diagnostiqué un syndrome des ovaires polykystiques. Cependant, quelques mois plus tard, elle s’est réveillée sans utérus ni ovaires, une situation qui a bouleversé sa vie.
Deux mois après son premier rendez-vous, son ventre a commencé à gonfler de façon inquiétante, au point de donner l’impression qu’elle était enceinte de neuf mois. Lors d’un scanner, une tumeur de 25 cm sur un ovaire a été détectée, suspectée d’être un cancer de l’ovaire. En décembre, une opération chirurgicale a été programmée pour retirer l’utérus, les ovaires, l’appendice et une partie de la paroi intestinale. L’intervention a été complexe, entraînant une septicémie et un coma artificiel.
Une lutte en réanimation et des espoirs déçus
En réanimation, la famille de Rhian craignait le pire. La sœur aînée, Lindsey Rice, raconte que les médecins ont évoqué la possibilité qu’elle ne survive pas à la nuit. Heureusement, Rhian s’en est sortie et a été renvoyée chez elle pour se rétablir. La jeune femme a commencé sa convalescence, et les résultats des biopsies ont apporté un soulagement : aucune cellule cancéreuse n’a été retrouvée dans les organes retirés. Les médecins ont alors parlé d’endométriose, une maladie pouvant imiter un cancer à l’imagerie médicale, et ont présenté leurs excuses. « Elle n’avait finalement pas de cancer », témoigne Lindsey Rice. « Nous étions si heureux. Nous avons pleuré de joie. Le cauchemar semblait terminé. »
Retour des symptômes et révélation d’une erreur
Cependant, cette période de répit a été de courte durée. Les douleurs et gonflements ont repris, poussant Rhian à consulter à nouveau. Après une relecture de son dossier, les médecins ont reconnu une erreur : elle aurait en réalité un cancer de l’appendice, une forme très rare. Lindsey Rice explique que les médecins se sont excusés, affirmant que le cancer était bien présent, mais dans l’appendice, et que la maladie s’était propagée au bassin et aux ganglions lymphatiques.
Les spécialistes évoquent un cancer de l’appendice au stade 4, considéré comme incurable. Rhian confie au Daily Mail qu’elle est épuisée émotionnellement et qu’elle vit dans la peur. Elle regrette que, lors de la première intervention, on lui ait enlevé l’utérus et les ovaires alors qu’elle n’en avait pas besoin, et que la paroi intestinale ait été retirée à tort. Ce n’est que plusieurs mois plus tard qu’ils ont découvert la présence d’un cancer à l’appendice.
Une hystérectomie inutile qui soulève des questions
Pour Lindsey Rice, cette série d’erreurs n’est pas acceptable. Elle déplore que si l’erreur avait été détectée plus tôt, leur famille n’aurait pas vécu cette épreuve. Selon elle, leur confiance dans le système médical a été gravement ébranlée. Elle estime que leur expérience aurait pu être évitée si les diagnostics avaient été plus précis dès le départ.






