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Dormez mieux pour rajeunir : 4 gestes simples à adopter dès ce soir

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Selon une étude de 2024 du Ministère de la Santé, près de la moitié des Français souffrent de troubles du sommeil. Or, une bonne routine nocturne joue un rôle essentiel dans le vieillissement en bonne santé.

Pour la médecin américaine Catherine Nguyen-Ward, interrogée par le magazine EatingWell, il ne faut pas compter sur une crème anti-âge miracle. Ce sont plutôt les habitudes adoptées chaque soir qui font la différence. Quatre gestes simples, axés sur le sommeil, peuvent aider à mieux vieillir.

Les spécialistes rappellent que le corps se régénère principalement pendant la nuit, à condition que le rythme circadien soit régulier. Une étude portant sur près de 61 000 adultes a montré que ceux qui ont un sommeil régulier ont jusqu’à 48 % moins de risques de mortalité que ceux dont les horaires sont désordonnés. Voici les conseils pour mieux dormir et préserver sa santé en vieillissant.

Pourquoi se coucher à la même heure chaque soir est crucial

La nuit, le corps entreprend des travaux de réparation : cerveau, système immunitaire, métabolisme. Lorsque les horaires changent constamment, l’horloge biologique ne peut plus bien synchroniser ces processus. La sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil, est perturbée, tout comme le niveau de cortisol, l’hormone du stress. Le sommeil paradoxal (REM), essentiel pour la mémoire et la gestion des émotions, devient plus fragmenté.

Les autorités de santé rappellent qu’après 60 ans, la majorité des adultes ont encore besoin de 7 à 8 heures de sommeil. Cependant, la proportion de sommeil profond peut diminuer avec l’âge. Maintenir une hygiène du sommeil saine est donc vital pour la santé globale : cerveau, cœur, poids et humeur.

Quatre habitudes nocturnes pour ralentir le vieillissement

La première étape consiste à respecter des horaires de coucher et de réveil réguliers, même le week-end. Catherine Nguyen-Ward insiste : « Un sommeil suffisant et régulier est l’un des facteurs les plus importants pour un vieillissement en bonne santé et une longévité. »

La chirurgienne Christi Pramudji conseille également : « Choisissez une heure de coucher et de lever fixes et traitez-la comme un rendez-vous que vous ne pouvez pas manquer.

Le deuxième conseil concerne l’exposition à la lumière. Une lumière vive en soirée envoie un signal de « jour » au cerveau, ce qui complique l’endormissement. Il est recommandé de tamiser les lumières, d’éviter les écrans au moins une heure avant de dormir, et de privilégier une chambre sombre, fraîche et calme pour favoriser la production de mélatonine.

Le troisième point porte sur l’alimentation. Manger lourd ou tard peut perturber la digestion, favoriser le reflux et influencer la gestion du glucose. Catherine Nguyen-Ward précise : « Manger tard augmente le cortisol et peut entraîner une intolérance au glucose. » Il est conseillé de terminer le dîner 1h30 à 2 heures avant le coucher, en prévoyant une petite collation protéinée si nécessaire.

Concernant la consommation de boissons, l’alcool peut faciliter l’endormissement, mais il nuit à la qualité du sommeil. La spécialiste rappelle : « L’alcool peut rendre l’endormissement plus facile, mais il perturbe le sommeil de la seconde moitié de la nuit et bloque la production de mélatonine. »

Privilégier la lumière du matin pour un bon rythme

Pour que ces habitudes deviennent durables, il est utile d’exposer son corps à la lumière du matin. Même 15 à 30 minutes à l’extérieur aident à stabiliser le rythme veille-sommeil. La pratique régulière d’une activité physique améliore aussi la qualité du sommeil, à condition d’éviter les exercices très intenses en fin de journée.

Enfin, un rituel calme avant le coucher, comme la lecture, des exercices de respiration ou des étirements doux, peut réduire les ruminations. Christi Pramudji souligne : « Le fait de s’inquiéter du sommeil peut en réalité l’empirer en créant une excitation supplémentaire. »

Des troubles du sommeil persistants depuis plus de trois mois doivent faire l’objet d’une consultation médicale, notamment après 60 ans. Insomnie chronique, ronflements importants avec pauses respiratoires, somnolence excessive ou réveils fréquents pour uriner sont autant de signaux à signaler à un professionnel de santé ou à un centre du sommeil.

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