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Découvrez comment stopper rapidement votre hoquet récalcitrant

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Le hoquet peut être irritant, fatigant et parfois douloureux. Ce phénomène naturel, généralement bénin, touche aussi bien les adultes que les enfants. Mais qu’est-ce que le hoquet exactement ?

Selon le Dr Faïza Bossy, médecin généraliste à Paris, « on peut considérer le hoquet comme un réflexe involontaire, résultant d’une contraction brusque et répétée du diaphragme, le principal muscle de la respiration. » Cette contraction soudaine provoque une inspiration profonde suivie d’une fermeture rapide de la glotte, ce qui crée le son du « hic ». Elle explique également que « il existe un véritable jeu entre le diaphragme, les nerfs phréniques, le nerf vague et des centres nerveux situés dans le tronc cérébral. Toute stimulation de ce circuit peut déclencher ce réflexe involontaire. »

Les causes du hoquet chez l’adulte

Chez l’adulte, 95 % des cas de hoquet sont bénins. Ils peuvent être causés par un repas trop rapide ou trop copieux, la consommation de boissons gazeuses ou d’alcool, des aliments très épicés, un changement brutal de température, le stress, les émotions ou un rire prolongé. « Le hoquet disparaît généralement de lui-même en quelques minutes, une fois que le diaphragme retrouve son fonctionnement normal et que la stimulation dans le tronc cérébral cesse. »

Cependant, dans certains cas plus rares, un hoquet persistant peut indiquer une maladie sous-jacente. Parmi ces causes, on trouve :

  • Causes digestives : reflux gastro-œsophagien, ulcère, gastrite, distension gastrique après une chirurgie de l’obésité.
  • Causes neurologiques : AVC, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, méningite, encéphalite.
  • Causes thoraciques ou pulmonaires : infection pulmonaire, inflammation de la plèvre ou du péricarde, infarctus du myocarde inférieur.
  • Causes métaboliques : insuffisance veineuse chez les diabétiques, hyponatrémie, hypocalcémie, diabète déséquilibré.
  • Causes médicamenteuses : corticoïdes, benzodiazépines, neuroleptiques, opioïdes, certains traitements anticancéreux.
  • Causes tumorales ou cancéreuses : compression du diaphragme, nerf phrénique, tronc cérébral, poumons, œsophage, pancréas ou métastases cérébrales.

Remèdes pour faire passer le hoquet

Il n’existe pas de méthode scientifiquement prouvée pour arrêter le hoquet, mais certaines techniques reposent sur des mécanismes physiologiques. « Ces méthodes visent à réduire le taux de dioxyde de carbone dans le sang ou à stopper la stimulation du nerf vague, ce qui pourrait interrompre le réflexe du hoquet. »

Parmi ces techniques, on peut essayer :

  • retenir sa respiration pendant 10 à 20 secondes ;
  • respirer lentement et profondément en contrôlant l’expiration ;
  • boire un verre d’eau tiède lentement ;
  • avaler une cuillère de sucre cristallisé (chez l’adulte) ;
  • effectuer la manœuvre de Valsalva, en expirant la bouche fermée et le nez pincé avec précaution.

Des remèdes populaires existent aussi, comme boire à l’envers, faire peur ou manger du citron, mais leur efficacité n’est pas scientifiquement prouvée.

Quand consulter pour un hoquet persistant ?

Le Dr Bossy distingue trois types de hoquet :

  • Hoquet aigu : qui dure moins de 48 heures ;
  • Hoquet persistant : qui dure plus de 48 heures ;
  • Hoquet réfractaire ou chronique : qui persiste au-delà d’un mois.

Elle précise que si le hoquet dure plus de 48 heures, revient fréquemment, empêche de manger, dormir ou parler normalement, ou provoque des vomissements, une consultation s’impose. Le médecin réalisera un examen pour rechercher la cause sous-jacente, puis adaptera le traitement en conséquence.

Pour les causes bénignes comme le reflux, des médicaments tels que les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent être prescrits. Il est aussi recommandé d’adopter des règles hygiéno-diététiques : manger lentement, éviter les aliments épicés ou le tabac.

Le hoquet chez le nourrisson : est-ce dangereux ?

Le hoquet chez le nourrisson est très fréquent et considéré comme normal. « Le système nerveux et le mécanisme de la respiration du bébé ne sont pas encore complètement matures. Contrairement à certaines idées reçues, le hoquet ne fait ni souffrir le nourrisson ni ne perturbe son développement. »

Pour favoriser sa respiration, il est conseillé de maintenir le bébé en position verticale après la tétée, de l’aider à faire un rot et d’éviter de le coucher immédiatement après un repas. « Il ne faut surtout pas appliquer les techniques utilisées chez les adultes, cela pourrait être contre-productif. »

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