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Comment notre corps contrôle sa température pour éviter la catastrophe

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Notre corps possède une capacité remarquable à réguler sa température interne, qui doit rester proche de 37°C pour que nos mécanismes cellulaires fonctionnent correctement. Cette régulation est essentielle, car des variations importantes peuvent être dangereuses : en dessous de 35°C, on parle d’hypothermie, qui devient sévère en dessous de 28°C ; au-dessus de 37,5°C, il s’agit d’hyperthermie, une situation critique au-delà de 40°C.

Les mécanismes pour évacuer ou emmagasiner la chaleur

Pour maintenir cette température, notre organisme échange en permanence de la chaleur avec l’extérieur via la peau. Il utilise quatre principaux mécanismes :

  • La radiation : échange de chaleur entre des surfaces éloignées. Il est conseillé d’éviter l’exposition directe au soleil, même à travers une vitre, ou près de murs chauds, pour limiter la chaleur reçue.
  • La convection : transfert de chaleur entre deux milieux en mouvement. C’est ce qui nous rafraîchit lorsque le vent souffle ou que l’on est dans l’eau, comme lors d’un bain ou avec un brumisateur ou un ventilateur.
  • La conduction : transfert de chaleur par contact direct. Par exemple, appliquer une serviette humide sur la nuque peut aider à refroidir.
  • L’évaporation : évacuation de la chaleur interne par la transpiration et, dans une moindre mesure, la respiration. Il est important de boire suffisamment pour produire cette sueur.

Le rôle central du cerveau

Le thermostat de notre corps est situé dans l’hypothalamus. Il reçoit des informations de thermorécepteurs présents notamment dans la peau. En fonction de ces données, il active différents mécanismes pour ajuster la température : frissons pour se réchauffer, sudation pour se refroidir, ou encore modification de la taille des vaisseaux sanguins et du rythme cardiaque pour réguler la température de surface.

Lorsqu’on transpire, les vaisseaux sanguins transportent de l’eau vers la surface de la peau, qui évacue la chaleur par la sueur. Cependant, pour que cette méthode soit efficace, la sueur doit pouvoir s’évaporer. C’est en passant à l’état gazeux qu’elle emporte la chaleur excédentaire. Se sécher ou rester humide influence donc directement l’efficacité du refroidissement.

Les idées reçues

Il ne faut pas croire que boire de l’eau glacée ou prendre une douche froide va faire «emballer» le corps. Sauf dans certains cas particuliers (bébés, personnes âgées, malades, ou victimes de coup de chaleur), le corps sait réguler sa température. L’organisme ne produit pas plus de chaleur qu’il n’en évacue si on reste confortable. Vous pouvez donc boire ce qui vous plaît, chaud ou froid, sucré ou non, tant que vous restez hydraté. L’alcool, en revanche, favorise la déshydratation.

L’impact du taux d’humidité

Lorsque l’air est saturé d’humidité, la transpiration devient moins efficace. En effet, comme une éponge gorgée d’eau, l’air humide ne peut absorber davantage d’humidité. Plus il fait chaud, plus il peut contenir d’eau, mais à 100 % d’humidité, la transpiration ne s’évapore plus, sauf si un courant d’air ou un ventilateur facilite la convection.

Ce phénomène est mesuré par la « température humide », qui combine température et taux d’humidité. Lorsque cette valeur dépasse 35°C en restant plusieurs heures, le corps, même au repos, a du mal à se refroidir sans aide extérieure. Avec le changement climatique, ces conditions pourraient devenir plus fréquentes, notamment en régions méditerranéennes ou en Afrique.

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