Un récit sincère sur l’effet secondaire de la chimiothérapie
Lors d’une visite dans un service de cancérologie à Londres, le roi Charles III a brisé la distance habituelle entre la royauté et les patients. Face à un malade en traitement de chimiothérapie, il a évoqué un problème qu’il connaît bien : un goût de métal qui gâche chaque repas.
Ce qu’il décrit correspond à un effet secondaire courant de la chimiothérapie, mais rarement évoqué aussi franchement par une figure publique. Le 11 mai 2026, lors de l’anniversaire de l’hôpital Guy’s Cancer Centre, le roi a confié : « C’est un affreux goût métalliques. Cela n’aide pas vraiment à manger. » La scène a été rapportée par le site people The Royal Observer. Il est rappelé que le palais avait annoncé en 2024 un diagnostic de cancer, et que le souverain avait indiqué fin 2025 que son traitement pourrait être allégé en raison des effets « terribles » qu’il provoque.
Les mots du roi sur la difficulté à manger
Au sein du Chemotherapy Village du centre, Charles III a discuté avec des patients qui décrivaient une bouche « comme morte », où seules les agrumes conservaient un peu de saveur. Le roi a reconnu ce goût métallique persistant, qui rend difficile l’envie de manger. Ce témoignage marque une rupture avec la réserve habituelle de la communication royale. Il choisit d’évoquer un aspect très physique de la maladie, plutôt que de raconter une histoire héroïque ou symbolique.
Le goût métallique, un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie
Ce que décrit le roi correspond à une altération du goût connue sous le nom de dysgueusie. Selon le service de chimiothérapie du Calderdale and Huddersfield NHS Foundation Trust, certains médicaments anticancéreux irritent la bouche, modifient les papilles, et changent la perception des saveurs. Ainsi, des aliments habituels peuvent soudain avoir un goût de fer, et certaines odeurs deviennent insupportables.
Une étude publiée dans la revue Frontiers in Nutrition indique que jusqu’à 70 % des patients traités pour un cancer du sein mentionnent cette perturbation du goût pendant la chimiothérapie. Ce phénomène n’est donc pas réservé à la famille royale, mais une réalité partagée par de nombreux malades. Il peut avoir des conséquences importantes sur l’appétit, le poids, et la qualité de vie. La majorité des patients voit généralement ce goût revenir après la fin du traitement, mais le délai diffère selon chacun.
Un défi quotidien pour les patients sous chimiothérapie
Le goût métallique peut rendre l’alimentation difficile. Quand chaque bouchée semble désagréable, certains patients réduisent leurs portions, sautent des repas ou se tournent vers des aliments très sucrés ou salés pour ressentir quelque chose. Cela peut entraîner une perte de poids ou des déséquilibres nutritionnels.
Les professionnels de santé recommandent de fractionner les repas, de privilégier les aliments froids ou tièdes, et de boire des boissons fraîches ou de manger des glaces. Certains fruits comme le céleri ou l’ananas, ou des gommes sans sucre, peuvent aussi aider à atténuer le mauvais goût. Enfin, il est important d’en parler rapidement à un médecin ou à un diététicien si manger devient trop difficile.






