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Cancer de la prostate : le test révolutionnaire qui sauve des vies

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Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme en France. Il constitue également un enjeu majeur de santé publique après 50 ans. Chaque année, de nombreux diagnostics sont réalisés, mais il reste difficile de distinguer les cancers peu évolutifs de ceux qui sont agressifs. Les médecins doivent éviter à la fois les surdiagnostics et les traitements inutiles.

Actuellement, le dépistage repose principalement sur le dosage du PSA (antigène spécifique de la prostate). Cependant, ce test présente des limites. Il peut être positif non seulement en cas de cancer, mais aussi en cas d’hypertrophie bénigne ou d’infection, entraînant des examens invasifs et parfois inutiles. Ces examens, comme l’IRM ou la biopsie, peuvent provoquer du stress, des complications, et un surdiagnostic de formes non agressives. Selon Hari Vigneswaran, directeur médical d’A3P Biomedical, le PSA reste insuffisant pour repérer toutes les formes graves, laissant passer un grand nombre de cancers agressifs.

Un nouveau test sanguin prometteur : Stockholm3

Une avancée majeure est en cours avec le test sanguin Stockholm3. Publiés le 23 juin 2026 dans la revue Annals of Internal Medicine, les résultats du Karolinska Institutet montrent une amélioration significative dans la détection des cancers agressifs chez les hommes âgés de 50 à 74 ans.

Les limites du PSA

Depuis les années 1990, le PSA est utilisé pour le dépistage du cancer de la prostate. Cependant, il ne permet pas toujours de différencier les cancers graves des autres. Son utilisation peut conduire à des examens invasifs et coûteux, souvent inutiles. Selon Hari Vigneswaran, ce marqueur favorise le surdiagnostic et ne détecte pas toujours à temps les formes les plus dangereuses. Pourtant, si un cancer agressif est détecté tôt, la survie à cinq ans est quasi certaine. Pourtant, on observe une augmentation des formes métastatiques, ce qui indique que le dépistage actuel ne suffit pas toujours à identifier les tumeurs potentiellement guérissables à temps.

Une détection plus précise avec Stockholm3

Le test Stockholm3 a été testé dans l’étude populationnelle STHLM3-MRI, menée auprès de 12 670 hommes suivis pendant deux ans. Contrairement au PSA seul, ce test calcule un score de risque basé sur des analyses biologiques et des données cliniques. Lors de l’étude, il a permis d’identifier environ 400 cancers agressifs, contre 327 avec un PSA supérieur ou égal à 3 ng/ml. Cela représente une détection de 90% des cas graves, contre 74% avec le PSA classique.

Pour Thorgerdur Palsdottir, chercheuse au Karolinska Institutet, ces résultats montrent que Stockholm3 détecte nettement plus de cancers agressifs sans augmenter le nombre d’examens inutiles. Elle précise que ce nouveau test pourrait transformer la manière dont le dépistage du cancer de la prostate est effectué. Un test plus précis permettrait de diagnostiquer plus tôt les formes graves tout en réduisant les examens superflus.

Ce que Stockholm3 pourrait changer pour les patients

En pratique, Stockholm3 aidera à déterminer quels hommes doivent subir des examens plus approfondis, comme l’IRM ou la biopsie. Le résultat du test donne une estimation du risque, mais le médecin doit l’interpréter en tenant compte du contexte médical. L’objectif est de repérer rapidement les cancers qui nécessitent un traitement, tout en évitant de traiter inutilement les formes non agressives.

La société qui développe le test prévoit de demander l’approbation de la FDA pour l’utiliser dans le dépistage de routine. Elle espère également rassembler des données complémentaires, notamment aux États-Unis, pour appuyer cette démarche.

Source : Fox News Digital

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