Le cancer colorectal se développe lentement à partir de lésions précancéreuses appelées polypes, qui apparaissent sous forme de petites protubérances sur la muqueuse du côlon ou du rectum. En France, cette maladie concerne chaque année environ 45 000 personnes et cause près de 18 000 décès, ce qui en fait le deuxième cancer le plus mortel dans le pays.
Selon le Dr. Joseph Salhab, gastro-entérologue, ce cancer ne concerne plus uniquement les personnes âgées. Au contraire, il touche aussi des jeunes. Au cours des 30 dernières années, l’incidence chez les moins de 50 ans a augmenté de 50 %. D’ici 2030, le cancer du côlon pourrait devenir la principale cause de décès par cancer chez cette tranche d’âge, selon un rapport de l’American Cancer Society.
Face à cette réalité, il devient essentiel de connaître les signes avant-coureurs. La sensibilisation à ces symptômes peut permettre un diagnostic précoce, crucial pour le traitement de la maladie.
Les signes d’alerte à ne pas ignorer
Le Dr. Salhab insiste sur l’importance de reconnaître certains symptômes. La première cause de consultation est souvent la présence de saignements rectaux. Bien que courants, ils peuvent être un signe précoce de cancer colorectal et ne doivent pas être négligés.
Parmi les autres symptômes, on trouve des douleurs abdominales persistantes, une fatigue inhabituelle, ainsi que des changements dans les habitudes intestinales. Constipation ou diarrhée prolongée peuvent indiquer un dérèglement du côlon et nécessitent une attention particulière.
Quand consulter un médecin ?
Le médecin souligne également que la perte d’appétit, la perte de poids inexpliquée, des sueurs nocturnes, ou des fièvres de faible grade qui persistent sont des signes à surveiller. Même si ces symptômes peuvent sembler mineurs, dans le contexte d’un cancer colorectal, ils constituent des alertes rouges.
Il est important de ne pas attendre que les symptômes s’aggravent. Une consultation précoce permet un diagnostic rapide, ce qui est essentiel pour une prise en charge efficace. La peur ou la gêne ne doivent pas empêcher d’agir face à ces signaux.
Le Dr. Salhab conclut en précisant que ces symptômes ont souvent été le déclencheur pour que ses patients consultent. Rester attentif à ce que le corps indique peut sauver des vies. Il recommande également d’évoquer toute préoccupation lors des visites médicales régulières et d’agir rapidement en cas de symptômes inhabituels.






