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Attention aux tiques : le risque de maladie de Lyme revient avec le printemps

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Avec l’arrivée des beaux jours, les amateurs de nature et de randonnées retrouvent les sentiers et les sous-bois. Cependant, une menace miniature est toujours présente : les tiques. En France, les autorités sanitaires estiment qu’entre 10 % et 20 % de ces acariens portent la bactérie Borrelia, responsable de la maladie de Lyme, qui peut parfois entraîner des complications importantes.

Les tiques ne sont pas intrinsèquement très dangereuses pour l’homme, mais elles peuvent transmettre certaines maladies, notamment la maladie de Lyme. Selon Christopher Bazzoli, médecin urgentiste, ces acariens peuvent causer des problèmes de santé en leur transmettant des agents pathogènes.

Heureusement, il est possible de profiter des espaces naturels sans craindre la présence de tiques. En adoptant quelques gestes simples avant, pendant et après la balade, on peut réduire considérablement le risque de morsure. Voici cinq réflexes essentiels pour se protéger tout en restant connecté à la nature.

Préparer sa randonnée : vêtements et protections chimiques

La première étape consiste à se protéger mécaniquement. Avant de partir, privilégiez des vêtements longs couvrant bras et jambes, des chaussures fermées et des chaussettes montantes. Rentrer le bas du pantalon dans les chaussettes constitue une barrière efficace contre les tiques, qui montent souvent par le bas.

Les vêtements de couleur claire, comme blanc, beige ou kaki, facilitent la détection d’éventuelles tiques qui pourraient s’y poser. En complément, l’application de répulsifs cutanés contenant du DEET ou de l’IR3535 permet de perturber le sens olfactif des tiques, réduisant ainsi leur capacité à vous repérer. Le site de l’Assurance Maladie précise que le DEET est déconseillé chez la femme enceinte et chez les enfants de moins de deux ans. L’IR3535, quant à lui, peut être utilisé dès l’âge de 6 mois, à faible concentration, en respectant strictement la notice.

Il est également possible d’appliquer certains sprays sur les vêtements, mais l’imprégnation durable à la perméthrine n’est plus recommandée en France. Enfin, il est conseillé d’emporter un kit anti-tiques dans son sac, comprenant un tire-tique, un antiseptique et des compresses.

Sur le terrain : limiter le contact avec les zones à risque

Une fois en pleine nature, la vigilance doit continuer. Les tiques aiment les milieux humides, les sous-bois ombragés, les hautes herbes, les buissons et les feuilles mortes. Elles ne sautent pas, mais attendent qu’un hôte frôle la végétation pour se fixer.

Pour limiter leur contact, il est préférable de rester au centre des sentiers balisés et d’éviter de s’aventurer dans les zones d’herbes hautes ou de broussailles. Lors des pauses, il est conseillé de s’asseoir sur un rocher, un banc ou une couverture dans une zone sèche. Profitez-en pour vérifier rapidement vos vêtements et ceux des enfants.

Après la balade : retirer les tiques et surveiller les signes

De retour chez vous, changez immédiatement de vêtements et, si possible, mettez-les au sèche-linge à température élevée pendant une dizaine de minutes pour tuer d’éventuelles tiques. Prendre une douche rapidement aide également à éliminer celles qui ne sont pas encore fixées.

Inspectez minutieusement tout le corps, en insistant sur les zones chaudes et humides : aisselles, derrière les genoux, aine, nombril, fesses, cuir chevelu, nuque et derrière les oreilles. Si vous repérez une tique, utilisez un tire-tique pour l’enlever. Placez le crochet sous le parasite, près de la peau, puis tenez-le fermement et tournez en tirant doucement. Désinfectez la zone après.

Une petite rougeur qui gratte dans les 24 heures est généralement bénigne. En revanche, si une rougeur en anneau apparaît, cela peut indiquer un érythème migrant, symptôme de la maladie de Lyme. Si vous avez retiré une tique en moins de 36 heures, il est peu probable qu’elle ait transmis la maladie.

En cas de fièvre, douleurs inhabituelles ou troubles neurologiques, il est important de consulter un médecin. Vous pouvez également signaler la morsure via l’application Signalement TIQUE, pour aider à cartographier les zones à risque.

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