Nos risques de développer un cancer ne dépendent pas uniquement de notre patrimoine génétique. C’est le message du Dr Saurabh Sethi, gastro-entérologue et hépatologue formé à Harvard. Dans un article publié dans le quotidien indien The Times of India, il explique huit habitudes, soutenues par la recherche, pour réduire ce risque.
Ces conseils portent sur l’alimentation, la consommation d’alcool, le poids, l’activité physique ou encore le sommeil. Ils ne garantissent pas une protection totale, mais peuvent avoir un impact significatif, notamment sur le cancer colorectal.
Les habitudes alimentaires pour diminuer le risque
Le Dr Sethi insiste sur la réduction des aliments ultra-transformés. Une étude publiée en 2022 dans le BMJ montre que les hommes qui en consommaient le plus avaient environ 29 % de risque supplémentaire de développer un cancer colorectal. Ces produits, comme les plats préparés, les encas industriels ou les boissons sucrées, contiennent des sucres, des additifs et de mauvaises graisses, favorisant la prise de poids et l’inflammation, deux facteurs liés aux tumeurs.
Autre point noir : la viande transformée. Selon l’Organisation mondiale de la santé, consommer 50 g de viande transformée par jour augmente de 18 % le risque de cancer colorectal. À l’inverse, une alimentation riche en fibres, provenant de légumes, légumineuses ou céréales complètes, protège le tube digestif. Une méta-analyse publiée dans le BMJ indique qu’ajouter 10 g de fibres par jour peut réduire de près de 10 % le risque de cancer colorectal. Les graisses de qualité, comme celles de l’huile d’olive dans un régime méditerranéen, sont aussi associées à un risque légèrement plus faible pour plusieurs cancers.
Alcool, poids et activité physique
L’Organisation mondiale de la santé classe l’alcool comme cancérigène de groupe 1. Il augmente le risque de plusieurs cancers, notamment du sein et du foie, et aucun niveau de consommation n’est considéré comme sans danger. Réduire sa consommation, prévoir des jours sans alcool ou privilégier les boissons non alcoolisées lors des repas festifs permet déjà de limiter l’exposition à l’éthanol.
Le poids corporel joue également un rôle important. Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), le surpoids et l’obésité sont liés à 13 types de cancers. Adopter une alimentation peu transformée, contrôler ses portions et réduire l’alcool peut aider à diminuer l’inflammation chronique. L’activité physique est aussi essentielle : l’American Cancer Society recommande au moins 150 minutes d’exercice modéré par semaine, comme la marche rapide, avec un peu de renforcement musculaire. Même marcher 15 à 30 minutes par jour, comme le suggère le Dr Sethi, est associé à un risque réduit pour plusieurs cancers.
Sommeil, stress et mode de vie global
Le sommeil et la gestion du stress sont des leviers plus indirects mais tout aussi importants. Améliorer la qualité et la régularité du sommeil, pratiquer des activités relaxantes ou se reconnecter à la nature peut aider à réduire l’inflammation et soutenir ces habitudes pour diminuer le risque de cancer.






