Depuis 2002, la Belgique autorise l’euthanasie sous des conditions strictes. La demande doit être volontaire, réfléchie, répétée et sans pression extérieure. Elle concerne une personne confrontée à une situation médicale sans issue, liée à une maladie grave et incurable, provoquant une souffrance constante et insupportable. La procédure implique plusieurs professionnels de santé, ce qui explique que son coût ne puisse pas être fixe.
Combien coûte une euthanasie en Belgique ?
Le prix d’une euthanasie en Belgique varie selon plusieurs facteurs. Il n’existe pas de tarif unique. La facture dépend notamment du nombre de consultations médicales, du lieu où l’acte est pratiqué, d’une éventuelle hospitalisation, des transports et des médicaments. Pour les personnes résidant à l’étranger, le coût peut aussi inclure des frais de déplacement, d’hébergement ou de rapatriement du corps.
Selon le Dr Dominique Grouille, les Français qui se rendent en Suisse avec l’association Dignitas pour un suicide médicalement assisté paient environ 8.000 euros. En général, le coût oscille entre 7.000 et 11.000 euros, hors transport. Ces chiffres, donnés en 2022, donnent une idée mais ne représentent pas des tarifs fixes actuels.
Le suicide assisté en Suisse
En mars 2015, Gemma, une Française de 92 ans, expliquait à la journaliste Thomas Sotto comment elle organisait son projet de suicide assisté en Suisse. Elle avait pris contact avec une organisation, rempli un dossier médical, et évoquait un coût d’environ 10.000 euros, incluant la crémation et les examens médicaux nécessaires.
Conditions et procédure en France
En France, la loi du 18 août 2026 relative au droit à l’aide à mourir permet, sous conditions strictes, à une personne éligible de demander une substance létale. La demande doit être formulée auprès d’un médecin qui vérifie que toutes les conditions légales sont remplies. Ensuite, une procédure collégiale évalue la situation médicale et la libre volonté du patient. La décision doit être rendue dans un délai de 15 jours, puis un délai de réflexion d’au moins deux jours est imposé avant que la personne puisse confirmer sa volonté.
Si la demande est acceptée, la personne peut choisir la date et le lieu de l’acte, qui peut se faire à domicile, en établissement de santé ou autre. Lors du jour prévu, le professionnel de santé vérifie une dernière fois la volonté de la personne, qui s’administre elle-même la substance si elle en a la capacité. Sinon, un médecin ou un infirmier peut procéder à l’administration. La personne peut être entourée de ses proches.






