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Se brosser les dents chaque soir booste aussi votre cerveau

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Se brosser les dents chaque soir avant de dormir est une étape essentielle pour préserver la santé bucco-dentaire. Mais selon le docteur Baibing Chen, neurologue chez Henry Ford Health, cette habitude présente aussi des bénéfices pour le cerveau.

Dans une interview rapportée par Today, le spécialiste explique qu’il ne passe pas une nuit sans avoir soigneusement nettoyé ses dents et ses espaces interdentaires. La raison principale : la présence de bactéries dans la bouche, notamment celles liées à l’inflammation des gencives et aux maladies parodontales.

Une bactérie en particulier, Porphyromonas gingivalis, est souvent étudiée. Des chercheurs ont trouvé cette bactérie ou ses enzymes dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Elle a également été détectée chez des personnes sans démence. Cela montre qu’elle peut circuler au-delà de la bouche, mais cela ne prouve pas qu’elle cause directement la maladie.

Le mécanisme suspecté repose sur l’inflammation. Le docteur Chen explique que « en cas d’inflammation chronique, qu’elle soit buccale ou ailleurs dans le corps, le corps libère des molécules inflammatoires dans le sang. Ces molécules peuvent atteindre le cerveau et endommager les cellules cérébrales. »

Deux minutes qui comptent, surtout le soir

La salive joue un rôle clé dans le nettoyage de la bouche, notamment la nuit. En effet, sa production diminue fortement durant le sommeil. La salive aide à éliminer certains sucres, et limite l’action des acides et de la plaque dentaire. Se coucher avec des dents mal nettoyées laisse aux bactéries et à la plaque toute la nuit pour agir.

L’Assurance maladie recommande donc deux brossages de deux minutes par jour : le matin après le petit-déjeuner, et le soir avant de dormir, avec un dentifrice fluoré. Il est aussi conseillé d’utiliser du fil dentaire ou des brossettes pour nettoyer entre les dents, avant le brossage.

Une étude regroupant plus de 34 000 adultes a montré que ceux qui perdaient le plus de dents avaient un risque accru de troubles cognitifs, de 48 %, et de démence, de 28 %. Les chercheurs évoquent notamment la difficulté à mastiquer et la réduction de la diversité alimentaire comme facteurs possibles.

Un exercice pour le cerveau

Le chercheur Neal K. Shah suggère, dans un article du New York Post, d’essayer de se brosser les dents avec la main non dominante de temps en temps. Cela permet de sortir le cerveau de ses automatismes. Un geste que l’on répète souvent devient automatique, mais le changer oblige à se concentrer davantage sur la coordination et la stratégie du mouvement.

Cette pratique sollicite des mécanismes liés à l’attention, à la planification et à la coordination. Elle s’inscrit dans le principe de neuroplasticité, selon lequel le cerveau continue de s’adapter face à de nouvelles expériences.

Pour le docteur Chen, cependant, la règle la plus simple reste la plus importante : « Je ne suis pas dentiste », précise-t-il. Il recommande de suivre les conseils classiques : brossage matin et soir, nettoyage interdentaire, et visites régulières chez le dentiste. En cas de saignements, rougeurs ou gonflements des gencives, il vaut mieux consulter rapidement.

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