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Anxiété : ce n’est pas une faiblesse, mais une question de cerveau

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Une meilleure compréhension de l’anxiété : ce n’est pas une question de volonté

Sur TikTok, le psychologue clinicien espagnol Fernando Azor a expliqué ce que vivent beaucoup de personnes souffrant d’anxiété. Selon lui, ce n’est pas un défaut de caractère à corriger par la force. Il affirme que « il ne s’agit pas d’un problème de force de volonté, mais d’apprendre à baisser le niveau d’alerte du cerveau ». Son message, relayé le 7 septembre 2025 par le journal El Confidencial, a été largement partagé.

Cette idée simple, mais dérangeante, repose sur le fait que lorsque le cerveau se met en mode alarme, répéter « calme-toi » ne suffit pas. L’anxiété provoque des réactions automatiques qui dépassent souvent nos bonnes résolutions. Cela peut conduire à la culpabilisation, avec des reproches comme « tu dramatises » ou « fais un effort ». Comprendre le fonctionnement de notre cerveau offre une autre approche : celle de la régulation, et non de la performance.

Pourquoi l’anxiété ne peut pas se gérer uniquement par la volonté

Pour Fernando Azor, l’anxiété active une série de pensées, d’émotions et de comportements cohérents avec une menace perçue. Il explique que « si nous sentons que quelque chose de grave arrive et que nous ne pouvons pas le contrôler, il est normal que nos pensées s’emballent et que nos réactions physiques soient fortes ». Les Hôpitaux universitaires de Genève précisent que des « croyances catastrophistes » amplifient la sensation de danger en surestimant la menace et en sous-estimant nos ressources. Ainsi, l’anxiété correspond à un état d’alerte du cerveau face à une menace perçue, même si cette menace n’est pas réelle.

Selon un article publié le 25 juillet 2025 par le site canadien Psyhelp, cette réponse d’alarme implique plusieurs régions du cerveau. L’ détecte le danger et déclenche la réaction de stress. Le cortex préfrontal, responsable de la réflexion, tente de relativiser. L’hippocampe compare la situation à des souvenirs de peur. Par ailleurs, l’axe HHS (hypothalamo-hypophyso-surrénalien) stimule la libération de cortisol. Lorsque l’amygdale dominate, la rationalité est court-circuitée : il devient alors difficile d’appliquer l’ordre « ne sois pas anxieux ».

Un système d’alarme souvent trop sensible

Les spécialistes des Hôpitaux universitaires de Genève comparent le cerveau à un système d’alarme. Il est utile en cas de danger réel, mais pose problème lorsqu’il se déclenche pour un rien, comme un détecteur de fumée trop sensible. Cette hypervigilance entraîne une surveillance constante de son corps, des évitements et des rituels de « sécurité ». Ces comportements renforcent cette sensibilité, et le cerveau finit par croire que le monde est dangereux, même quand ce n’est pas le cas.

Comment réduire le niveau d’alerte du cerveau au quotidien

Reconnaître les signaux d’un cerveau en mode alerte permet de prendre du recul. L’Assurance maladie française et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) identifient trois types de manifestations lorsque l’anxiété devient envahissante :

  • Signaux physiques : palpitations, souffle court, tensions musculaires, sueurs ;
  • Signaux psychiques : ruminations, scénarios catastrophe, impression de perdre le contrôle ;
  • Signaux comportementaux : évitements, vérifications ou rassurances répétées.

Lorsque ces signes persistent et perturbent le quotidien, il est conseillé de consulter un professionnel de santé. Des ressources publiques comme ameli.fr et l’Inserm recommandent de faire évaluer un éventuel trouble anxieux.

Fernando Azor insiste sur le fait que « la clé est d’apprendre une nouvelle façon d’interpréter les situations », en précisant que ce n’est pas une question de volonté. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont efficaces pour cela : elles aident à repérer les pensées automatiques, à tester des scénarios catastrophes et à s’exposer progressivement aux situations évitées. Ces techniques montrent au cerveau que l’alarme peut rester silencieuse.

En parallèle, des pratiques telles que la pleine conscience, les exercices de respiration ou de cohérence cardiaque, ainsi que l’activité physique régulière, agissent sur l’axe HHS et le cortisol. Elles donnent au corps des signaux de sécurité. Pour certains, un traitement médicamenteux, prescrit par un médecin, peut compléter ces efforts. Dans tous les cas, l’objectif reste de donner au cerveau des expériences répétées de calme pour qu’il apprenne à réduire son niveau d’alerte.

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