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Cancer : Ces traitements peuvent laisser des séquelles durables découvrez comment mieux les combattre

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Vaincre un cancer ne signifie pas toujours enlever définitivement la maladie. Même si la tumeur disparaît, certains patients doivent faire face à des séquelles liées aux traitements. Ces effets indésirables peuvent inclure des lésions nerveuses, des troubles de l’audition, des douleurs ou des atteintes des tissus sains. Ces conséquences peuvent fortement perturber la vie quotidienne.

Pour réduire ces effets secondaires, des chercheurs cherchent à rendre les traitements anticancéreux plus précis. À l’University of North Carolina à Chapel Hill, une équipe explore une approche innovante : un traitement activé par la lumière, capable de s’allumer uniquement au niveau de la tumeur. Ce projet concerne principalement les cancers de la tête et du cou, pour lesquels les traitements actuels peuvent laisser des séquelles à vie.

Comment fonctionne ce traitement activé par la lumière ?

Dans les laboratoires de l’UNC Eshelman School of Pharmacy, Brianna Vickerman et son équipe travaillent sur une idée simple : mettre des médicaments anticancéreux en sommeil jusqu’au moment où ils doivent agir. Pour cela, ils les enferment dans des vecteurs, de petits transporteurs qui évitent d’activer le médicament au mauvais endroit.

Selon la chercheuse, il n’est pas nécessaire de modifier les médicaments eux-mêmes. Ils peuvent être reformulés en étant encapsulés dans ces vecteurs, qui circulent dans le corps sans agir sur les tissus sains. La libération du traitement se fait ensuite grâce à la lumière. Lorsqu’on illumine la zone malade, cela active un interrupteur sur ces vecteurs, ce qui provoque leur destruction et la libération du médicament exactement à l’endroit voulu. L’objectif est de concentrer l’action sur la tumeur tout en limitant l’exposition du reste du corps.

Les limites des traitements traditionnels

La majorité des chimiothérapies se diffusent dans tout l’organisme par le sang. Elles ciblent non seulement la tumeur, mais aussi des cellules qui se divisent rapidement. Cela entraîne des effets secondaires systémiques, tels que des atteintes nerveuses, des troubles de l’audition, une fatigue intense ou un risque accru d’infections. Ces toxicités peuvent perdurer même après la fin du traitement, laissant certains patients avec des douleurs chroniques ou des handicaps sensoriels.

Les cancers de la tête et du cou illustrent bien ce problème. Les traitements combinent souvent chirurgie, radiothérapie et médicaments, proches de fonctions vitales comme parler, avaler ou respirer. Selon le National Cancer Institute américain, ces traitements peuvent entraîner des séquelles fréquentes sur la déglutition, la voix ou la salivation, impactant fortement l’alimentation et la vie sociale. Vivre avec une bouche sèche, des difficultés à manger en public ou une voix altérée devient alors une réalité pour beaucoup.

Une solution encore en développement

Commencer par ces cancers présente un avantage : ces régions, proches de la surface ou accessibles via la bouche et le nez, peuvent être traitées plus facilement avec une fibre optique, contrairement à des organes plus profonds. La qualité de vie des patients est aussi un enjeu majeur.

Selon Brianna Vickerman, avec les traitements actuels, il y a souvent un compromis entre la capacité de traiter efficacement le cancer et les problèmes chroniques qu’ils causent à long terme. Elle espère que cette nouvelle technologie pourra « rééquilibrer la balance ».

Son équipe a récemment obtenu une subvention d’innovation de deux ans pour continuer les tests sur des modèles de cancer. La recherche se concentre sur la possibilité d’améliorer la précision des traitements tout en limitant les effets secondaires.

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