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Méningiome : tout savoir sur cette tumeur cérébrale silencieuse

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Le méningiome est une tumeur du cerveau qui représente environ 36 % des tumeurs cérébrales primitives. Elle survient principalement chez les personnes âgées de 40 à 70 ans. Voici l’essentiel à connaître sur cette maladie : ses symptômes, ses causes, son diagnostic et ses traitements.

Qu’est-ce qu’un méningiome ?

Le méningiome est généralement une tumeur bénigne. Selon le professeur Pierre Amarenco, neurologue à l’hôpital Bichat, seulement 1 % des méningiomes sont malins. Il se développe au niveau des méninges, les membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière, notamment les cellules arachnoïdiennes. Ces membranes ont pour rôle de protéger le système nerveux central. La croissance du méningiome est souvent très lente, pouvant durer plusieurs années sans provoquer de symptômes.

Selon le Dr Monique Quillard, la majorité des méningiomes n’évoluent pas et seulement 8 % deviennent symptomatiques. Lorsqu’ils se développent, ils peuvent exercer une pression sur le cerveau ou comprimer un nerf, ce qui entraîne des symptômes.

Quelles sont les causes d’un méningiome ?

Les causes exactes restent inconnues. Cependant, certains facteurs de risque ont été identifiés :

  • Un traitement par radiothérapie de la tête
  • Une prédisposition génétique
  • La grossesse, qui peut favoriser la croissance de certains méningiomes. Il peut aussi y avoir plusieurs méningiomes, on parle alors de méningiomatose.

Le Dr Quillard précise que certains traitements hormonaux, comme la prise prolongée d’Androcur, Lutéran, Luthenyl et leurs génériques, ainsi que la prise de pilules contraceptives ou des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause, peuvent également jouer un rôle dans leur développement.

Où se localisent un méningiome ?

Les méningiomes peuvent apparaître au niveau du cerveau ou de la moelle épinière.

Quels sont les symptômes ?

Les manifestations varient selon la localisation et la taille de la tumeur :

  • Au niveau du cerveau : maux de tête, crises d’épilepsie, perte d’odorat, troubles visuels, difficultés à parler, hémiplégie.
  • Au niveau de la moelle épinière : douleurs dans les bras et les jambes, perte de sensibilité, ou paralysie d’une partie du corps.

Le professeur Amarenco souligne que le méningiome est souvent asymptomatique et découvert de façon fortuite lors d’un scanner ou d’une IRM, pour d’autres symptômes variés.

Qui est le plus à risque ?

Ces tumeurs touchent principalement les personnes âgées de 40 à 70 ans. Elles concernent aussi plus souvent les femmes.

Quel médecin consulter ?

En cas de suspicion, il est conseillé de consulter votre médecin généraliste, qui pourra vous orienter vers un neurologue pour un bilan approfondi.

Comment diagnostiquer un méningiome ?

Le diagnostic repose sur une imagerie par scanner ou IRM, qui permet de localiser précisément la tumeur.

Quels sont les traitements ?

Comme le méningiome évolue lentement, une simple surveillance par IRM peut suffire dans certains cas. Le méningiome de grade 1, le plus bénin, nécessite souvent un suivi. Les grades 2 et 3, plus agressifs, demandent une surveillance plus rapprochée ou un traitement.

En cas de développement ou de symptômes, l’ablation chirurgicale est généralement envisagée. Si la tumeur est située dans des zones profondes ou difficiles d’accès, la radiothérapie peut être préférée pour réduire sa taille et limiter sa croissance.

Quand opérer ?

Une intervention chirurgicale est recommandée lorsque la tumeur cause des symptômes importants ou menace de comprimer le cerveau. La chirurgie consiste à ouvrir le crâne et à retirer la tumeur sous microscope. La radiothérapie peut également être utilisée si l’ablation n’a pas été complète, si la tumeur récidive ou si elle est inopérable en raison de sa localisation.

Quelles sont les chances de guérison ?

Le pronostic est généralement favorable. Toutefois, il existe un risque de récidive, estimé à 10 % à 10 ans, ce qui justifie une surveillance régulière après l’exérèse.

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