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AVC : 10 signes précoces à ne pas ignorer un mois avant

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AVC : ces signes qui peuvent apparaître jusqu’à un mois avant

Souvent, un AVC semble survenir soudainement, sans avertissement. Cependant, des neurologues soulignent que le cerveau peut envoyer des signaux plusieurs jours, voire un mois avant l’événement. Un article publié en juillet 2025 par le site d’information Infobae recense ces signes d’AVC pouvant apparaître un mois à l’avance. Ces symptômes sont généralement discrets, intermittents, et peuvent facilement être confondus avec une simple fatigue ou une migraine.

Le problème, c’est que ces signes temporaires correspondent souvent à un accident ischémique transitoire (AIT), aussi appelé « mini-AVC ». Lors d’un AIT, une artère se bouche puis se débouche spontanément. Selon la neurologue Pr Charlotte Cordonnier, spécialiste des maladies neurovasculaires au CHU de Lille, cette phase constitue une véritable fenêtre de prévention. En effet, le risque d’AVC majeur augmente considérablement dans les heures qui suivent.

AVC et AIT : quand le cerveau alerte avant la catastrophe

Un AVC survient lorsque la circulation sanguine dans une zone du cerveau est brutalement interrompue. Cela peut se produire par la présence d’un caillot (AVC ischémique) ou par la rupture d’un vaisseau sanguin (AVC hémorragique). Sans oxygène, les cellules cérébrales meurent en quelques minutes, pouvant entraîner une paralysie, des troubles du langage, des pertes de mémoire ou même la mort.

L’AIT partage le même mécanisme, mais la situation se résout rapidement. Les symptômes sont similaires à ceux d’un AVC, mais ils durent généralement quelques minutes, parfois moins d’une heure, puis disparaissent. Selon la Caisse nationale d’assurance maladie, ce type d’épisode augmente considérablement le risque d’AVC dans les 24 heures qui suivent. En d’autres termes, ces symptômes passagers ne doivent pas être pris à la légère : ils annoncent souvent une attaque plus grave à venir.

Les 7 signes d’AVC à surveiller un mois à l’avance

Ces signaux peuvent apparaître isolément, de façon répétée, ou se combiner. Il est essentiel de consulter rapidement un médecin si vous les remarquez, surtout si vous avez des facteurs de risque cardiovasculaires.

  • Céphalée brutale inhabituelle : douleur intense, soudaine, différente de vos migraines habituelles, pouvant être accompagnée de nausées ou de vomissements.
  • Vertiges et perte d’équilibre : sensation de tournis, démarche instable, difficulté à rester debout ou à coordonner ses gestes.
  • Troubles visuels : vision floue, vision double ou perte partielle de la vue d’un œil, même si cela ne dure que quelques minutes.
  • Faiblesse ou engourdissement d’un côté : bras, jambe ou moitié du visage soudainement « cotonneux », lourd ou moins contrôlable.
  • Troubles du langage : difficulté à trouver ses mots, à articuler ou à comprendre ce que l’on vous dit, sans raison apparente.
  • Confusion soudaine : impression d’être « dans le brouillard », désorientation, difficulté à se concentrer ou à suivre une conversation simple.
  • Fatigue extrême inexpliquée : épuisement brutal, inhabituel, qui revient sans effort particulier et qui s’installe rapidement.

Que faire face à ces signes, et qui doit être le plus vigilant ?

Selon la Caisse nationale d’assurance maladie, toute apparition soudaine de ces symptômes, même si elle disparaît rapidement, doit être considérée comme une urgence. Il est conseillé d’appeler le 15 ou le 112, de noter l’heure du début des signes, de ne pas conduire soi-même et de ne rien faire boire ou manger en attendant l’arrivée des secours. Le numéro 114 par SMS peut être utilisé si la personne a des difficultés à parler.

Une intervention rapide peut réduire la mortalité d’environ 30 % et limiter les séquelles. La vigilance est particulièrement recommandée chez les personnes de plus de 60 ans, ou celles présentant des facteurs de risque tels que l’hypertension, le diabète, un excès de cholestérol, le tabagisme, l’obésité, la sédentarité, la consommation excessive d’alcool, le stress chronique ou des antécédents familiaux d’AVC. Pour ces profils, même de petits symptômes doivent déclencher une consultation ou un appel aux urgences si leur apparition est soudaine.

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