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AVC : découvrez les signes précoces qui peuvent sauver votre vie

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En France, plus de 140 000 nouveaux accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont recensés chaque année, selon l’Inserm, l’organisme public de recherche médicale. La plupart surviennent de manière soudaine, mais certains sont précédés de signes avant-coureurs, parfois discrets, qui peuvent apparaître plusieurs jours, voire un mois avant l’AVC.

Ces signes peuvent inclure des troubles de la vision, des difficultés à parler, ou une faiblesse d’un bras. Lorsqu’ils disparaissent rapidement, on a tendance à les minimiser. Pourtant, c’est souvent dans ces moments que le danger se cache.

Les signes avant-coureurs : les AIT ou mini-AVC

Les signes précoces correspondent souvent à un accident ischémique transitoire (AIT), aussi appelé mini-AVC. Lors d’un AIT, le cerveau manque temporairement de sang, provoquant des symptômes qui durent quelques minutes, puis disparaissent. La neurologue Pr Charlotte Cordonnier explique que ces signes ne durent que peu de temps, puis tout semble revenir à la normale. Cependant, ce répit peut précéder un véritable AVC dans les heures ou jours qui suivent.

Pourquoi certains AVC sont-ils précédés par ces signes ?

Un AIT est un déficit neurologique brutal qui reproduit ceux d’un AVC, mais qui se résorbe spontanément en moins de 24 heures. Selon l’Assurance Maladie, ces épisodes doivent être traités comme une urgence, car le risque de faire un AVC dans les 24 heures qui suivent est très élevé. Il est crucial d’appeler immédiatement le 15 ou le 112 si l’on suspecte un AIT.

Les signes à repérer jusqu’à un mois avant un AVC

Le corps peut envoyer des signaux nerveux brefs, isolés ou récurrents, plusieurs jours ou semaines avant un AVC. Selon les recommandations françaises et plusieurs équipes hospitalières, voici les principaux signes avant-coureurs :

  • Céphalée soudaine, intense et inhabituelle
  • Vertiges, sensation de tête qui tourne ou perte brutale de l’équilibre
  • Vision floue ou double, ou perte de vision d’un œil
  • Engourdissement ou faiblesse d’un côté du visage, d’un bras ou d’une jambe
  • Difficulté à parler, mots qui se mélangent ou difficulté à comprendre ce qu’on vous dit
  • Confusion, désorientation ou difficulté inhabituelle à se concentrer
  • Fatigue extrême inexpliquée, surtout si elle s’accompagne d’un autre symptôme neurologique

Ces manifestations ne sont pas spécifiques à l’AVC, mais lorsqu’elles apparaissent brutalement et sans cause évidente chez une personne à risque, elles doivent alerter. Certaines durent seulement quelques minutes, disparaissent, et la personne reprend ses activités. Pourtant, ce retour à la normale peut être trompeur : il s’agit souvent d’un AIT annonciateur d’un AVC ou d’un événement qui se produit sans signe préalable.

Comment réagir face à ces signes et qui doit rester vigilant

En présence d’un de ces signes, surtout s’il est brutal et affecte un côté du visage ou un bras (visage qui se déforme, bras qui ne répond plus, trouble du langage), il faut agir immédiatement en appelant le 15 ou le 112. Les professionnels insistent sur le fait qu’il ne faut ni conduire la personne, ni la laisser seule, ni lui donner à manger ou à boire si elle a des difficultés à avaler. Noter l’heure de l’apparition des symptômes est également important pour aider les médecins à déterminer le traitement adapté.

Certaines personnes doivent être particulièrement attentives à ces signaux : celles ayant des antécédents personnels ou familiaux d’AVC, ou souffrant d’hypertension, de diabète, d’un excès de cholestérol, de tabagisme, d’obésité, de sédentarité, de stress chronique ou d’une consommation excessive d’alcool. Avec l’âge, le risque augmente, car les artères deviennent plus rigides, mais les AVC peuvent aussi toucher des adultes plus jeunes si ces facteurs s’accumulent dès la quarantaine.

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