Lancement d’une nouvelle campagne de prévention contre la bronchiolite
Une campagne de prévention contre la bronchiolite débute ce lundi 14 septembre en France métropolitaine. Elle se poursuivra jusqu’au 28 février. La bronchiolite est une maladie respiratoire fréquente chez les jeunes enfants, touchant près d’un tiers des bébés de moins de 2 ans. Malgré les progrès en matière de prévention et l’arrivée de nouveaux traitements, le médecin généraliste Léa Sicsic insiste sur la gravité de cette maladie.
Une maladie encore très préoccupante
Selon la médecin, la bronchiolite reste une maladie à surveiller. Elle peut provoquer des formes graves nécessitant une hospitalisation, parfois prolongée. Certains enfants ont besoin d’oxygène ou d’être pris en charge en réanimation. La fréquence et la gravité de cette maladie justifient une vigilance constante.
Les recommandations pour protéger les nourrissons
Plusieurs mesures préventives existent aujourd’hui. La première consiste à administrer un traitement préventif aux nouveau-nés, souvent dès leur naissance à la maternité ou en ville. Plusieurs anticorps peuvent être injectés pour protéger l’enfant pendant environ cinq mois. Le Beyfortus, par exemple, réduit significativement le risque d’hospitalisation. D’autres traitements, comme l’Enflonsia ou le Synagis (réservé aux bébés prématurés ou à risques), sont également utilisés.
La vaccination pendant la grossesse constitue une autre option. Les femmes enceintes peuvent recevoir le vaccin Abrysvo au huitième mois. Cela permet de transmettre des anticorps au bébé avant sa naissance, offrant une protection d’environ cinq mois. Son efficacité est comparable à celle des anticorps administrés directement au nourrisson.
Choix entre vaccination de la mère ou anticorps pour le bébé
Selon Léa Sicsic, il n’y a pas vraiment de choix à faire entre la vaccination de la mère et l’administration d’anticorps au bébé. Les deux méthodes offrent une efficacité similaire. La vaccination des femmes enceintes est recommandée si l’accouchement a lieu durant la pic de l’épidémie hivernale. Pour les bébés nés au printemps ou en été, dont les mères n’ont pas été vaccinées, des anticorps peuvent être directement administrés.
Pour une protection optimale, la vaccination de la mère doit être réalisée au moins huit semaines avant la naissance.
Les signes d’alerte à ne pas négliger
Les premiers symptômes de la bronchiolite ressemblent souvent à un simple rhume, avec une toux. Cependant, les parents doivent rester vigilants face aux signes de détresse respiratoire. Un effort respiratoire intense, comme un tirage de muscles du cou, doit conduire à consulter en urgence. Surveiller l’évolution de l’enfant est crucial.
Conseils pour limiter la transmission du virus
Les gestes barrières restent essentiels. Il s’agit notamment de se laver régulièrement les mains, de porter un masque si nécessaire, et d’éviter tout contact avec un bébé si l’on est enrhumé ou si l’on tousse. Ces mesures, bien connues depuis l’épidémie de Covid-19, contribuent à réduire la transmission du VRS, le virus principal responsable de la bronchiolite.
Impact des campagnes de prévention
Les mesures de prévention, notamment la vaccination et l’administration d’anticorps, ont permis de réduire de 80 % les hospitalisations liées à la bronchiolite. Ces actions ont donc un effet significatif sur la gravité de l’épidémie.






