Chaque année, environ 16 000 personnes en France reçoivent un diagnostic de cancer du pancréas, l’un des cancers les plus meurtriers. Récemment, un nouveau traitement, le daraxonrasib, a montré des résultats prometteurs lors d’un essai clinique international publié en 2026 dans le New England Journal of Medicine. Selon ces études, la survie médiane des patients aurait presque doublé, passant de 6,7 à 13,2 mois.
Cependant, ce médicament, qui se prend une fois par jour sous forme de comprimé, n’est pas encore autorisé ni disponible en France. Les démarches administratives pourraient retarder son accès pour les patients. Aujourd’hui, des patients et des associations demandent une accélération immédiate de l’accès à ce traitement.
Un traitement porteur d’un immense espoir
Selon l’association Espoir Pancréas, une pétition lancée en juillet 2026 affirme : « Aujourd’hui, un immense espoir existe ». Le daraxonrasib est destiné aux patients atteints d’un cancer du pancréas métastatique dont la maladie a progressé malgré une chimiothérapie initiale. Ce traitement cible une mutation appelée Kras, présente dans plus de 90 % des cancers du pancréas. Pendant longtemps, cette mutation a été considérée comme impossible à cibler.
Les résultats de l’essai clinique de phase 3, qui a inclus plus de 500 patients, dont des Français, ont été qualifiés d’historiques par Espoir Pancréas. La survie médiane est passée de 6,7 à 13,2 mois, et certains patients étaient encore en vie plus de trois ans après le début de l’étude. Le professeur Pascal Hammel, chef du service d’oncologie digestive à l’hôpital Paul Brousse de Villejuif, a déclaré que « on n’a jamais vu de résultats pareils ».
Les patients réclament un accès plus rapide en France
Malgré ces résultats encourageants, le daraxonrasib n’est toujours pas autorisé ni remboursé en France. Son autorisation en Europe pourrait prendre plusieurs années, alors que de nombreux patients n’ont plus d’alternative thérapeutique.
Face à cette situation, l’association Espoir Pancréas a lancé une pétition nationale. Elle demande au gouvernement, au ministère de la Santé, à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), à la Haute Autorité de santé, à l’Agence européenne du médicament, ainsi qu’au laboratoire Revolution Medicines, de collaborer pour accélérer l’accès au traitement.
La pétition souligne que la France dispose déjà de dispositifs permettant d’accéder plus rapidement à des traitements innovants lorsque les patients sont en impasse thérapeutique. Elle insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de contourner les procédures habituelles, mais d’utiliser les mécanismes prévus par la loi pour permettre aux patients gravement malades d’accéder plus vite à une innovation quand les preuves scientifiques sont solides.
En quelques jours, cette pétition a recueilli plus de 16 000 signatures, témoignant de la forte mobilisation autour de cette problématique de santé publique.






