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Alerte Médicament : Risque de Tumeur Bénigne chez les Femmes

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Une alerte sur un médicament couramment utilisé par les femmes

Les autorités sanitaires européennes ont lancé une mise en garde le 15 juillet concernant un médicament associé à un risque accru de méningiome, une tumeur bénigne du cerveau. Ces tumeurs se développent sur les membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Bien qu’elles soient généralement non cancéreuses et évoluent lentement, leur localisation ou leur taille peuvent provoquer des troubles graves.

Ce risque augmente avec la durée d’utilisation du traitement, surtout après un an d’usage. Le médicament en question est le désogestrel, une hormone de la famille des progestatifs présente dans plusieurs contraceptifs, tels que Cerazette, Optimizette, Antigone, Elfasette, et leurs versions génériques. Une étude française menée par EPI-PHARE indique qu’environ 1,3 million de femmes en France utilisent ce médicament.

La même alerte concerne également l’étonogestrel, une hormone proche, utilisée dans certains implants contraceptifs comme Nexplanon ou dans des anneaux vaginaux. La probabilité pour une femme prenant l’un de ces médicaments de développer un méningiome est estimée à un cas sur 67 300, un risque considéré comme « très faible » par les autorités.

Les signes d’alerte à connaître

Les femmes sous contraception contenant du désogestrel ou de l’étonogestrel doivent rester vigilantes face à certains symptômes. Parmi eux, des troubles de la vision, une baisse de l’audition, des bourdonnements d’oreilles, une perte de l’odorat, des maux de tête persistants ou qui s’aggravent, des troubles de la mémoire, des convulsions, ou une faiblesse d’un bras ou d’une jambe. En cas de survenue de ces signes, il est fortement conseillé de consulter rapidement un médecin.

Les femmes ayant déjà pris d’autres progestatifs liés à un risque accru de méningiome, comme la cyprotérone, le nomégestrol, la médroxyprogestérone ou la chlormadinone, sont encore plus exposées.

Recommandations des autorités

Face à ces nouvelles données, les autorités sanitaires ont renforcé les précautions d’emploi. Les contraceptifs contenant du désogestrel ou de l’étonogestrel sont désormais contre-indiqués chez les femmes ayant déjà un méningiome ou ayant été traitées pour cette tumeur. Si un méningiome est diagnostiqué chez une femme sous ces médicaments, leur utilisation doit être interrompue immédiatement.

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