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Perte de poids spectaculaire avec Ozempic et Mounjaro : découvrez comment ils transforment votre corps

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Des traitements qui provoquent une perte de poids rapide et généralisée

Le sémaglutide, commercialisé sous les noms Ozempic ou Wegovy, est un médicament basé sur une hormone intestinale appelée GLP-1. Il agit en régulant l’appétit et la sensation de satiété. Le tirzépatide (Mounjaro) complète cette action en ciblant un second récepteur, le GIP. À l’origine, ces médicaments ont été développés pour traiter le diabète de type 2. Aujourd’hui, ils permettent de perdre entre 15 et 25 % du poids corporel en environ un an, des résultats qui étaient auparavant réservés à la chirurgie bariatrique.

Cette efficacité est une bonne nouvelle pour la santé publique, car l’obésité est liée à de nombreuses maladies comme le diabète, les problèmes cardiaques ou certains cancers. Cependant, cette perte de poids rapide a également des conséquences mécaniques peu évoquées. Une étude américaine a montré qu’après avoir utilisé ces traitements, le recours à la chirurgie de remodelage corporel augmentait, souvent en fonction de la dose reçue. Cela concerne désormais une population plus large, qui bénéficie d’injections hebdomadaires, et non plus seulement les patients ayant subi une chirurgie gastrique.

Pourquoi la poitrine « fond »-t-elle ? Ce qui se passe dans le tissu mammaire

Le sein est constitué de glande mammaire et de tissu graisseux. Leur proportion varie selon les femmes et l’âge. Chez la majorité des patientes, la graisse représente une part importante. Lors d’un amaigrissement rapide, cette graisse disparaît, tout comme celle du ventre ou des cuisses. Le volume du sein diminue alors, pouvant aller jusqu’à une ou deux tailles de bonnet en moins.

Le problème principal réside dans l’enveloppe cutanée. La peau, distendue par des années de surpoids, ne peut pas toujours se rétracter complètement après une perte de poids rapide et importante. Résultat : le sein perd de sa fermeté, s’affaisse (ce que les chirurgiens appellent la ptose mammaire), et la peau peut devenir excessivement relâchée. L’aréole peut aussi regarder vers le bas.

Deux idées reçues doivent être clarifiées. Premièrement, faire du sport ne peut pas remonter une poitrine : le muscle pectoral est situé sous la glande mammaire, il ne peut pas retendre la peau. Deuxièmement, les crèmes « raffermissantes » n’ont pas prouvé leur efficacité pour rétracter une peau détendue. Quand la peau est trop relâchée, seule la chirurgie peut retirer l’excès.

Les solutions : le lifting mammaire en première ligne

La chirurgie de référence est le lifting mammaire, ou mastopexie. Elle consiste à enlever l’excès de peau, à repositionner l’aréole à sa place naturelle, et à remodeler la glande pour retrouver la forme et la tenue du sein. Selon l’importance de la perte de volume, cette opération peut être réalisée seule, ou associée à un transfert de graisse (lipofilling) ou à la pose d’un implant, si la patiente souhaite retrouver du volume.

Ces interventions sont courantes chez les femmes ayant perdu beaucoup de poids. Une étude récente montre que, lorsque la technique est adaptée à chaque patiente, les résultats sont satisfaisants et les complications peu fréquentes.

Il faut aussi connaître les limites. La chirurgie laisse souvent des cicatrices autour de l’aréole, dans le pli vertical et parfois dans le sillon sous le sein. Ces cicatrices s’atténuent avec le temps mais ne disparaissent jamais complètement. Chez les patientes dont la peau a perdu beaucoup d’élasticité, une retouche peut être nécessaire quelques années plus tard.

Quand envisager une opération ?

C’est un point crucial. Deux conditions doivent être réunies avant de se faire opérer :

  • Un poids stable depuis au moins six mois. Opérer une personne dont le poids continue de fluctuer est risqué. Une nouvelle perte ou reprise de poids pourrait entraîner un excès de peau ou une modification imprévisible du volume. La majorité des études indiquent que le poids se stabilise après huit à douze mois de traitement par médicaments comme le sémaglutide. Il faut aussi prendre en compte que, après l’arrêt du traitement, il y a un risque de reprise de poids pouvant dépasser la moitié de celui perdu, ce qui rend la planification de l’opération difficile.
  • Aucune carence ou dénutrition. Maigrir rapidement peut entraîner des carences en protéines, fer, zinc ou vitamines. Or, la cicatrisation demande ces éléments pour se faire correctement. Opérer un organisme carencé augmente le risque de retard de cicatrisation ou de complications. Un bilan sanguin complet est nécessaire avant l’intervention, tout comme une discussion avec l’anesthésiste. Ces médicaments ralentissent notamment la vidange gastrique, ce qui nécessite des précautions particulières avant une anesthésie.

Ce qu’il faut retenir avant de consulter

Trois messages importants :

  • La transformation de la poitrine après une perte de poids rapide n’est ni une fatalité ni une anomalie. C’est une conséquence prévisible, qui peut être corrigée efficacement par la chirurgie.
  • La précipitation n’est pas souhaitable. Il faut attendre que le poids soit stable pendant au moins six mois, et que le bilan nutritionnel soit normal. Ces conditions sont essentielles pour favoriser une bonne cicatrisation.
  • Consulter un spécialiste ne vous engage à rien. La consultation permet d’établir un diagnostic précis, d’évaluer le moment idéal, et de déterminer la technique la plus adaptée, parfois plusieurs mois plus tard.

Votre corps a évolué grâce à ces traitements. Lui redonner une silhouette harmonieuse demande autant de rigueur que celle nécessaire pour maigrir.

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