Après 65 ans, les reins deviennent plus sensibles au vieillissement et à certaines maladies chroniques. Bien que l’hydratation et une alimentation équilibrée soient essentielles pour leur protection, une autre question retient l’attention des chercheurs : la fréquence des selles. Une étude récente montre qu’un rythme de transit intestinal trop lent ou, au contraire, trop fréquent, pourrait avoir des effets sur la santé rénale. Mais combien de fois doit-on aller aux toilettes pour préserver ses reins ?
Le lien entre transit intestinal et santé des reins
Le rythme recommandé est d’une à deux selles par jour
Une étude menée par l’Institute for Systems Biology aux États-Unis, publiée en 2024 dans la revue Cell Reports Medicine, apporte des éclairages. Les chercheurs ont analysé des données de santé, des échantillons de selles et de sang de plus de 1 400 adultes en bonne santé. Leur objectif était d’établir un lien entre la fréquence des selles, le microbiote intestinal et certains marqueurs biologiques.
Selon Sciences & Vie, les personnes ayant une à deux selles quotidiennes présentent généralement un profil métabolique plus favorable. En revanche, une constipation ou une augmentation du nombre de selles sont associées à des marqueurs pouvant indiquer un stress accru pour les reins ou le foie.
Les risques liés à une constipation prolongée
Avec l’âge, la constipation devient plus courante, notamment à cause d’une baisse de l’activité physique, de certains traitements ou d’une alimentation pauvre en fibres. Lorsque les selles stagnent plusieurs jours dans l’intestin, des substances issues de leur dégradation peuvent être davantage absorbées dans le sang. Cela pourrait favoriser l’accumulation de déchets que les reins doivent ensuite éliminer, augmentant leur charge de travail. Prévenir la constipation est donc crucial pour maintenir l’équilibre général de l’organisme après 65 ans. La fréquence normale des selles après 60 ans peut varier plus qu’on ne le pense.
Une fréquence trop élevée n’est pas idéale non plus
Aller aux toilettes plusieurs fois par jour n’est pas toujours signe de bonne santé. Une fréquence excessive peut révéler un trouble digestif, une infection, une intolérance alimentaire ou une maladie inflammatoire. Les diarrhées répétées favorisent aussi la déshydratation, un risque accru chez les seniors. Or, un manque d’eau diminue la capacité des reins à filtrer le sang efficacement. Le bon équilibre consiste donc à avoir un transit régulier, sans ralentissement ni excès.
Conseils pour préserver son transit et ses reins après 65 ans
Prendre soin de son transit en vieillissant
Le vieillissement peut entraîner des modifications du fonctionnement digestif. Une alimentation moins variée, certains médicaments ou une activité physique réduite peuvent ralentir le transit. Surveiller ses habitudes intestinales permet souvent de repérer précocement un problème de santé. Une constipation persistante, des diarrhées répétées ou un changement brutal de rythme doivent conduire à consulter un professionnel. Ces signes peuvent indiquer un trouble digestif ou une maladie nécessitant une prise en charge adaptée.
Les habitudes alimentaires et l’hydratation, clés de la régularité
Pour favoriser un transit régulier, il est conseillé de privilégier les fruits, légumes, céréales complètes et légumineuses, riches en fibres. Il est également important de boire suffisamment d’eau, car l’hydratation facilite le passage des selles. L’activité physique, même modérée comme la marche quotidienne, stimule aussi le fonctionnement intestinal. Adopter ces habitudes simples contribue au confort digestif et au maintien de la santé rénale avec l’âge.
Un rythme qui varie selon chaque individu
Bien que l’étude recommande une à deux selles par jour comme rythme idéal, chaque personne a son propre fonctionnement. Certaines en bonne santé vont naturellement à la selle tous les deux jours sans problème, d’autres ont un transit quotidien. L’essentiel est d’observer un rythme stable, sans douleur, effort ou changement durable. En cas de modification inhabituelle ou de symptômes, il est conseillé de consulter un médecin.






