30 jours avant de s’éteindre, un phénomène surprenant survient, explique Julie McFadden, infirmière en soins palliatifs.
Accompagner un proche vers ses derniers instants est une épreuve de la vie particulièrement redoutée. Face à la vieillesse ou à la maladie, le sentiment d’impuissance domine souvent, nourri par une peur de l’inconnu. Pourtant, les professionnels des soins palliatifs ont une toute autre perception de la mort. Pour eux, il s’agit d’un processus biologique prévisible : le corps montre « des signes de déclin à travers certains symptômes », explique Julie McFadden, infirmière en soins palliatifs à Los Angeles (États-Unis). En comprenant ces étapes, il est possible d’accompagner au mieux ceux que nous aimons, sans que la peur ne vienne parasiter nos derniers moments avec eux.
Le déclin commence bien avant les derniers jours, souvent de manière si subtile qu’il passe inaperçu. Environ six mois avant le décès, le corps entame une phase de retrait. À ce stade, les symptômes sont « très généraux », précise l’infirmière dans une vidéo. On observe une inversion de la personnalité sociale où l’individu devient « plus introverti que extraverti ». L’énergie décline visiblement : ces étapes, déjà bien connues, se manifestent par un patient qui dort « beaucoup plus », mange et boit « beaucoup moins ». Ce désintérêt pour la nourriture est le signe que le métabolisme ralentit et n’a plus besoin de carburant pour fonctionner.
À l’approche du seuil d’un mois avant le départ, un phénomène surprenant survient : le « visionnage ». C’est le moment où « les gens commenceront à voir l’invisible », nous explique Julie McFadden. Selon ce qu’elle a observé avec beaucoup de ses patient, certains rapportent souvent voir des proches décédés, voire même des animaux de compagnie qu’ils ont pu avoir au cours de leur vie. Médicalement, cela indique une modification de l’état de conscience, et pour l’infirmière, c’est un indicateur temporel sur l’état du patient en soin palliatif.
Source : Journal des femmes






