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Voir ce que l’enfant ne dit pas : ces comportements du quotidien qui peuvent révéler un problème de vue

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Paris, 15 octobre 2026 – Difficultés à se concentrer en classe, lecture laborieuse, fatigue pendant les devoirs, yeux rouges, maux de tête… mais aussi, bien avant l’entrée à l’école, un bébé qui ne suit pas la lumière du regard, ne sourit pas aux visages familiers, ne tend pas la main vers un jouet qu’on lui présente, ou un tout-petit qui se heurte fréquemment aux meubles en se déplaçant.

Et si certains comportements attribués à un manque d’attention, à la fatigue ou à la maladresse étaient aussi liés à une gêne visuelle ? À l’occasion des Journées de la vision, Optikid, réseau d’opticiens spécialisés dans la santé visuelle des enfants dès la naissance, invite les parents à mieux reconnaître les signes qui peuvent passer inaperçus chez l’enfant.

Un enfant qui décroche pendant ses devoirs, se rapproche de son cahier ou semble éviter la lecture n’a pas nécessairement un problème de concentration. De la même façon, un toutpetit qui suit peu les visages du regard, attrape difficilement les objets ou trébuche souvent n’est pas forcément simplement maladroit. Dans les deux cas, il peut s’agir d’une difficulté visuelle que l’enfant ne sait ni identifier ni exprimer. Contrairement à un adulte, il ne dispose pas toujours d’un point de comparaison pour comprendre que sa vision est imparfaite.

Myopie, astigmatisme, hypermétropie ou amblyopie : certains troubles visuels peuvent se manifester par des signes discrets, parfois confondus avec de la fatigue, de la maladresse ou un manque d’intérêt. Pour aider les familles à mieux les identifier, Optikid, réseau national d’opticiens indépendants spécialisés dans la vue des enfants, apporte son éclairage.

À la crèche, à l’école comme à la maison : quand une difficulté visuelle peut être confondue avec un manque d’attention

Un enfant qui peine à suivre ce qui est écrit au tableau, perd le fil pendant une lecture ou se fatigue rapidement pendant les devoirs peut rencontrer une difficulté qui dépasse la seule question de la concentration. Chez les plus petits, c’est plutôt la relation à l’environnement qui peut alerter : un bébé qui ne s’anime pas à la vue de son biberon, ne joue pas avec ses mains ou ne saisit pas les objets pour les porter à sa bouche, un tout-petit qui se cogne régulièrement en se déplaçant ou se rapproche très près de ses livres d’images.

Certains comportements peuvent mettre les parents, comme les équipes de crèche ou les enseignants, sur la piste : plisser les yeux pour voir au loin, se rapprocher excessivement d’un livre ou d’un écran, froncer les sourcils pour regarder, se frotter fréquemment les yeux ou se plaindre de maux de tête après un effort visuel.

Ces signes peuvent notamment être associés à la myopie, qui rend la vision de loin floue, ou à l’hypermétropie, qui peut rendre certaines activités de près plus fatigantes. L’astigmatisme peut également entraîner une vision floue ou déformée à différentes distances.

L’enjeu n’est pas d’associer systématiquement un problème de concentration à un trouble visuel, mais de ne pas écarter cette possibilité lorsque les difficultés se répètent. Un examen adapté permettra, si nécessaire, d’en rechercher la cause.

Pourquoi un enfant ne signale pas toujours qu’il voit mal ?

L’absence de plainte ne signifie pas nécessairement que tout va bien. Un enfant peut grandir avec une vision imparfaite sans savoir qu’elle diffère de celle des autres. Il s’habitue à ce qu’il perçoit, adapte ses gestes ou évite certaines situations sans toujours comprendre pourquoi elles lui demandent davantage d’efforts.

Cette difficulté de repérage est particulièrement importante pour certains troubles, comme l’amblyopie, qui correspond à un développement insuffisant de la vision d’un oeil ou, plus rarement, des deux yeux. Lorsqu’elle est identifiée suffisamment tôt, une prise en charge adaptée peut améliorer les chances de récupération visuelle.

Le strabisme, caractérisé par un défaut d’alignement des yeux, constitue un autre signe à prendre au sérieux. Une déviation persistante ou inhabituelle justifie un avis médical, sans attendre que l’enfant exprime une gêne.

Pour les parents comme pour les adultes qui côtoient les enfants au quotidien (professionnels de la petite enfance, enseignants…), observer leurs habitudes est donc essentiel : ce qu’un enfant ne dit pas spontanément peut parfois se manifester dans sa manière de lire, de regarder, de jouer ou de participer à ses activités.

Le regard d’Optikid : repérer les signes sans poser de diagnostic C’est précisément dans ces situations du quotidien que la sensibilisation des familles prend tout son sens. Spécialisés dans la vue des enfants, les opticiens du réseau Optikid peuvent accompagner les parents dans leurs interrogations sur le confort visuel de leur enfant et les orienter vers un professionnel de santé lorsque la situation le nécessite.

L’observation des comportements, les échanges avec l’enfant et l’attention portée aux difficultés récurrentes constituent des points de départ utiles. Pour Isabelle Solti, opticienne, formatrice et ambassadrice Optikid depuis plus de 15 ans, l’enjeu est notamment de sensibiliser les parents à ce que l’enfant ne parvient pas toujours à exprimer :

« Un enfant ne sait pas toujours qu’il voit mal. Comme il n’a pas de point de comparaison, il peut penser que ce qu’il perçoit est normal et s’adapter à sa gêne sans même en avoir conscience. C’est pourquoi il est important que les parents soient attentifs aux habitudes qui se répètent, plutôt que d’attendre que leur enfant exprime spontanément une difficulté. »

À travers les Journées de la vision, Optikid souhaite ainsi contribuer à une meilleure connaissance des signes de gêne visuelle chez l’enfant et rappeler l’importance de leur repérage précoce.

Pour trouver son opticien spécialisé : https://optikid.fr/opticiens/

Source : Optikid

À propos d’Optikid :
Optikid est un label, né il y a 35 ans, à l’initiative de 2 opticiennes parisiennes passionnées. Aline Gamrasni et Nathalie Aidan ont fait de la vision de l’enfant leur spécialité. En se penchant sur les problématiques liées aux petits, elles ont développé une véritable méthodologie, reconnue par toute la profession. Leur travail en étroite collaboration avec 2 grands professionnels de l’optique pédiatrique, Dr Michèle Couderc et Jean-Pierre Bonnac, leur a permis de tisser des liens avec l’ensemble du monde médical et paramédical spécialisé dans l’enfant et de coopérer avec les fournisseurs et fabricants, en travaillant sur la technicité de la monture alliée à l’esthétique. En 2010, Optikid décide de s’allier à la centrale pour opticiens indépendants LUZ optique pour déployer son expertise. Aujourd’hui, le réseau national comprend 210 opticiens spécialisés dans la santé visuelle des enfants dès la naissance. Les opticiens Optikid sont formés annuellement dans l’accompagnement parents / enfants sur des connaissances théoriques et pratiques d’adaptation et de choix des montures en fonction du défaut visuel, de la morphologie de visage, des activités de l’enfant… dès la naissance !

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