Accueil Santé Vigilance maximale : la dengue et Zika menacent la métropole cet été

Vigilance maximale : la dengue et Zika menacent la métropole cet été

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La saison des arboviroses telles que la dengue, le Zika et le chikungunya a débuté en métropole. Les autorités sanitaires mettent en garde contre une augmentation des cas, notamment en raison de l’installation du moustique tigre dans la majorité des régions françaises.

Une vigilance renforcée

Depuis début mai, la surveillance de ces maladies est renforcée. La Direction générale de la santé (DGS) recommande désormais de réaliser un test diagnostic en cas de fièvre ou de douleurs inexpliquées, même sans voyage dans une zone à risque. La nouvelle consigne insiste sur l’importance d’évoquer ces diagnostics si le patient présente un tableau clinique évocateur, sans attendre un séjour récent en zone endémique ou un cas dans l’entourage.

Une situation liée au moustique tigre

Le moustique tigre, vecteur de ces virus, est désormais présent dans presque toute la métropole. Les autorités craignent que ces virus s’y installent durablement et circulent de manière importante. Pour l’instant, aucun cas autochtone (contracté en France) n’a été confirmé, mais la présence de cas importés favorise la transmission locale. Chaque foyer infecté doit faire l’objet de mesures, notamment une démoustication locale, pour éviter la propagation.

Une augmentation des cas importés

Le début de la saison 2026 est marqué par un nombre important de cas importés : environ 500 de dengue et 50 de chikungunya ont été confirmés en France métropolitaine depuis le début de l’année. Bien que ces chiffres soient inférieurs à ceux de 2025 à la même période, les épidémies étaient alors beaucoup plus sévères aux Antilles et à La Réunion.

Les symptômes à surveiller

Les professionnels de santé doivent penser à ces arboviroses face à tout syndrome fébrile et douloureux, même sans autre signe d’infection ou séjour en zone à risque. Les symptômes principaux incluent une fièvre brutale, des douleurs musculaires ou articulaires, des maux de tête et des éruptions cutanées, qui ne sont pas spécifiques à ces maladies.

Le diagnostic biologique

Le diagnostic repose sur une analyse sanguine, adaptée à la date de début des symptômes. Jusqu’à 5 jours après, la recherche du virus se fait par RT-PCR, qui détecte la présence du virus. Après 7 jours, on recherche les anticorps IgG et IgM spécifiques, avec une confirmation à partir de 10 jours. Entre 5 et 7 jours, les deux méthodes sont utilisées simultanément. La DGS précise que la technique PCR est accessible dans tous les laboratoires publics et privés, tandis que les analyses sérologiques doivent être effectuées au Centre national de référence (CNR) des arbovirus à Marseille.

Chaque cas confirmé doit être déclaré via le Portail de signalement des évènements sanitaires indésirables (PSIG). Les médecins doivent également transmettre rapidement les informations nominatives à l’Agence régionale de santé (ARS) concernée. Cela permet de lancer des investigations et des mesures de lutte antivectorielle pour limiter la propagation, ainsi que de rappeler les messages de prévention aux patients infectés.

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