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Une substance sportive pourrait soulager la dépression découvrez comment

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Une substance couramment utilisée par les sportifs pourrait aider à atténuer certains symptômes de la dépression

La dépression touche une grande partie de la population. Selon Santé publique France, 15,6 % des adultes âgés de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé en 2024. Les femmes, les jeunes adultes ainsi que les personnes isolées ou en situation de précarité sont plus touchés. Face à cette réalité, les chercheurs cherchent de nouvelles solutions pour compléter les traitements existants.

Parmi ces pistes, un complément connu surtout des sportifs attire l’attention des psychiatres : la créatine monohydrate. Une revue systématique publiée fin juin 2026 dans la revue Brain Medicine s’est intéressée à son potentiel pour réduire certains symptômes dépressifs. L’auteur principal, Bassam Jeryous Fares, précise que le signal reste « intéressant, mais pas un verdict ».

Pourquoi la créatine pourrait-elle agir sur le cerveau ?

La créatine monohydrate est principalement connue pour améliorer les performances musculaires. Cependant, elle joue aussi un rôle dans la production d’énergie des cellules, y compris celles du cerveau. Elle augmente notamment les réserves de phosphocréatine, une source d’énergie rapidement mobilisable par les neurones. Certaines recherches suggèrent que le métabolisme énergétique cérébral pourrait être perturbé chez certaines personnes souffrant de dépression.

Selon Thea Gallagher, psychologue au centre hospitalier NYU Langone, « les chercheurs pensent que certaines personnes dépressives peuvent avoir des altérations du métabolisme énergétique cérébral ». La créatine pourrait donc soutenir ces mécanismes ou influencer certains neurotransmetteurs, comme la dopamine ou la sérotonine.

Des résultats encore fragiles

La revue dans Brain Medicine a analysé cinq essais randomisés impliquant 238 personnes, où la créatine était ajoutée à un traitement existant. Deux études ont montré une amélioration des symptômes, tandis que trois n’ont pas trouvé d’effet clair. Dans l’un de ces essais, chez des femmes souffrant de dépression majeure, la combinaison créatine + escitalopram a permis d’améliorer les symptômes plus rapidement que l’antidépresseur seul. Toutefois, Bassam Jeryous Fares souligne que « deux essais allaient dans un sens et trois dans l’autre ». Les preuves restent donc encore insuffisantes pour modifier la pratique clinique.

Une piste à explorer, mais pas un traitement

Les experts insistent sur un point : la créatine ne doit pas être considérée comme une alternative aux traitements classiques de la dépression. Elle pourrait constituer une piste complémentaire, notamment en agissant sur le métabolisme énergétique du cerveau, mais les recherches doivent encore confirmer son efficacité.

Comme le rappelle Thea Gallagher, « la créatine est prometteuse mais pas définitive, il est toujours important de consulter votre professionnel de la santé avant de commencer à prendre tout supplément, en particulier si vous souffrez d’une maladie rénale, si vous êtes enceinte ou si vous avez d’autres problèmes de santé ».

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