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Un nouveau test révolutionne le diagnostic de l’endométriose

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Un nouveau test pourrait réduire considérablement le délai de diagnostic de l’endométriose

En France, près d’une femme sur dix serait atteinte d’endométriose, une maladie chronique touchant le système reproducteur. Elle peut entraîner de fortes douleurs, des troubles digestifs ou des difficultés à concevoir. Pourtant, son diagnostic est souvent long à établir : il faut généralement plusieurs années pour identifier la maladie, laissant de nombreuses patientes dans une période d’incertitude et de souffrance.

Au Royaume-Uni, cette attente pourrait bientôt être raccourcie grâce à deux nouvelles méthodes de dépistage non invasives. Le système de santé britannique étudie actuellement un test salivaire, appelé Endotest, et un dispositif analysant certains signaux intestinaux, nommé EndoSure. Ces outils visent à aider les médecins à diagnostiquer plus rapidement l’endométriose chez les femmes présentant des symptômes évocateurs.

Pourquoi ces tests non invasifs sont-ils attendus ?

Le National Institute for Health and Care Excellence (NICE), l’organisme qui évalue les technologies de santé pour le NHS, indique que le délai moyen pour diagnostiquer l’endométriose au Royaume-Uni est de plus de 9 ans. Une enquête parlementaire menée auprès de plus de 10 000 femmes a montré que plus de la moitié avaient consulté leur médecin généraliste plus de 10 fois avant d’obtenir un diagnostic. Beaucoup ont également été orientées vers les urgences pour ces symptômes.

Des outils innovants pour un diagnostic plus rapide

Le test salivaire Endotest

Endotest est déjà utilisé dans le cadre d’une étude pilote menée par le NHS. La patiente doit cracher dans un petit tube, qui est ensuite envoyé à un laboratoire. Là, l’échantillon est analysé pour détecter la présence de microARN, des fragments de matériel génétique dont le profil change en cas d’endométriose. Le résultat est transmis au médecin, qui l’ajoute à l’examen clinique et aux imageries, comme une échographie ou une IRM pelvienne. Cela permet de décider si la patiente doit être orientée vers un centre spécialisé ou subir d’autres examens.

Le capteur intestinal EndoSure

Le dispositif EndoSure enregistre pendant 45 minutes les signaux électriques provenant de l’intestin, grâce à des capteurs placés sur l’abdomen après un jeûne de 6 à 8 heures et la consommation d’eau. Les anomalies détectées peuvent refléter l’impact des lésions d’endométriose sur le tube digestif. À la fin du test, un score permet au spécialiste d’évaluer la probabilité de la maladie.

Une recommandation provisoire prévoit que les médecins généralistes pourront proposer ces deux tests, ou l’un d’eux, à certaines patientes, en fonction de leur disponibilité.

Qui pourra bénéficier de ces tests et quand ?

Ces deux outils ne seront pas utilisés comme des diagnostics définitifs, mais comme des aides à la décision. Les médecins du NHS pourront les proposer aux femmes présentant des symptômes évocateurs d’endométriose, même si l’examen gynécologique et l’imagerie sont rassurants ou peu clairs. Ils pourront également les utiliser lorsque ces examens ne sont pas possibles. La réalisation de ces tests devra être encadrée par un professionnel formé à la prise en charge de la maladie, souvent dans des centres spécialisés.

Le NICE prévoit une phase d’expérimentation de trois ans, durant laquelle des données seront recueillies. La consultation publique sur ces recommandations est ouverte jusqu’au 27 juillet 2026. Emma Cox, directrice générale d’Endometriosis UK, souligne que la mise à disposition de ces tests doit s’accompagner de formations pour les médecins et infirmiers, afin d’assurer un accès rapide à celles qui en ont besoin et de lutter contre la non-reconnaissance des symptômes et des douleurs.

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