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Un retraité du Nord déclaré mort par erreur lors d’une visite à la pharmacie

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Un retraité du Nord victime d’une erreur administrative

Ce fut lors d’une visite à la pharmacie que Daniel Dhoudain, un homme de 70 ans résidant à Marcq-en-Barœul (Nord), a découvert qu’il était considéré comme décédé. En effet, l’ordinateur du établissement lui a indiqué qu’il était mort. En quelques clics, la caisse d’assurance maladie (CPAM) avait déclaré qu’il était décédé, alors qu’il se trouvait « en chair et en os », selon ses propres mots.

Cette erreur a immédiatement entraîné la suspension de ses remboursements et la désactivation de sa carte Vitale. La situation a duré près de deux mois, le temps pour la CPAM de réaliser qu’il s’agissait d’une confusion avec un homonyme décédé. La caisse a alors coupé sa pension de retraite et fermé ses droits. Daniel Dhoudain a dénoncé cette erreur en affirmant qu’une telle faute peut arriver à n’importe qui, surtout à des personnes portant des noms courants comme Dupont.

Comment une erreur peut transformer un vivant en « mort administrative »

Ce genre de situation commence souvent par un décès réel déclaré à l’état civil, puis transmis aux fichiers centraux. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) précise que le Registre national d’identification des personnes physiques (RNIPP) recense l’état civil de toutes les personnes nées ou décédées en France. Toutefois, en cas d’erreur, une personne peut être déclarée décédée à tort.

Lorsque la CPAM ou d’autres caisses de retraite récupèrent une fausse information, elles peuvent radier un assuré sans toujours vérifier la date de naissance ou l’adresse. Cela peut entraîner la suspension des droits et la désactivation des dispositifs de santé.

Les conséquences pour le retraité

Pour Daniel Dhoudain, la situation a été immédiate et dramatique. Sa pension de retraite a été suspendue, ses droits à la couverture santé ont disparu, sa carte Vitale a été désactivée, et ses remboursements en pharmacie ont été bloqués. Le septuagénaire a exprimé son inquiétude de tomber malade sans revenus ni couverture médicale, un récit relayé par plusieurs médias en avril 2026.

Que faire si vous êtes victime d’une erreur de déclaration de décès ?

Pour rétablir sa situation, Daniel a dû se rendre en mairie et obtenir un certificat de vie signé par la maire, Delphine Hepner. Il explique : « Je vous remercie, ça me sauve la vie ». Ce document inhabituel a été envoyé à la CPAM ainsi qu’à ses trois caisses de retraite. Après plus de deux mois, son dossier a été réactivé et ses paiements ont repris. La CPAM a également promis de revoir ses procédures internes pour éviter que cela ne se reproduise.

En cas de déclaration erronée de décès, voici quelques conseils pour limiter les dégâts :

  • Exiger une confirmation écrite de la part de la CPAM précisant le motif « décès » ;
  • Faire établir un certificat de vie en mairie et le scanner ;
  • Envoyer rapidement ces documents, de préférence en recommandé, à la CPAM, aux caisses de retraite comme la Carsat Hauts-de-France, et à la complémentaire santé, puis vérifier la réactivation de la carte Vitale et du compte Ameli.

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