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Rhume des foins : comment soulager rapidement votre allergie printanière

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Le rhume des foins, ou rhinite allergique, concerne une grande partie de la population française. Environ 25 % des Français en souffrent, surtout à la fin de l’hiver et au printemps, lorsque les pollens d’arbres comme le noisetier, l’aulne ou le cyprès commencent à se disperser. Les symptômes ressemblent à ceux d’un rhume : nez qui coule, démangeaisons aux yeux, éternuements et congestion nasale.

Actuellement, près de 30 % des Français présentent au moins une allergie, un chiffre qui ne cesse d’augmenter chaque année. La pollinose, qui survient généralement entre 8 et 20 ans, peut toutefois apparaître plus tard, après 30, 40 ou même 50 ans. Certaines personnes voient leurs symptômes diminuer avec l’âge, tandis que d’autres constatent qu’ils s’aggravent. Cette évolution dépend d’un mélange complexe de facteurs biologiques et environnementaux.

Selon le médecin allergologue Kara Wada, environ 10 à 30 % des adultes souffrent de rhinite allergique, et chez les 31-46 ans, la proportion de nouvelles allergies peut atteindre 7,1 %. Il est donc possible qu’une rhinite allergique apparaisse à l’âge adulte ou que de nouveaux pollens deviennent responsables de symptômes existants.

Ce qui explique cette aggravation ressentie n’est pas uniquement lié à l’âge. La répétition d’une exposition au pollen peut finir par provoquer une sensibilisation accrue, surtout si elle est associée à des facteurs comme la grossesse, le stress, une maladie, des modifications du métabolisme ou un changement de région. Avec le temps, tous ces éléments peuvent s’accumuler.

Les changements dans le corps et l’environnement

Le système immunitaire évolue aussi avec l’âge. Avec le vieillissement, il devient moins efficace pour certaines fonctions, un phénomène appelé immunosénescence. Curieusement, après 65 ans, les allergies ont tendance à diminuer. Cependant, avant cet âge, il est fréquent de perdre la tolérance à certains allergènes. Un terrain atopique, des antécédents d’asthme ou d’eczéma dans l’enfance, un microbiote fragilisé ou un stress chronique peuvent favoriser cette perte de tolérance.

Par ailleurs, l’environnement devient plus hostile. La saison des pollens s’allonge et devient plus intense. Par exemple, en Amérique du Nord, la période de pollinisation dure environ 20 jours de plus qu’il y a 30 ans, avec une augmentation de 21 % des concentrations de pollen. La pollution atmosphérique rend ces grains plus irritants, affaiblissant les muqueuses respiratoires et aggravant les symptômes. Résultat : la gêne ressentie augmente, même si le corps n’est pas plus allergique qu’avant.

Allergie ou non allergie : l’âge complique le diagnostic

Après 40 ans, ce que l’on croit être une allergie peut en réalité être une rhinite non allergique. Selon l’allergologue Meagan W. Shepherd, beaucoup d’adultes qui pensent développer une nouvelle allergie ou voir leur rhinite s’aggraver ont en fait une rhinite non allergique. Celle-ci présente des symptômes similaires, comme la congestion et l’écoulement nasal, mais avec moins de démangeaisons. Cette forme devient plus fréquente avec l’âge, et il est possible qu’elle coexiste avec une allergie.

Conseils pour réduire les symptômes au quotidien

Pour ceux qui souffrent du rhume des foins, il existe plusieurs gestes simples pour atténuer les symptômes. Si vous n’avez pas encore de symptômes mais souhaitez les prévenir, commencez à prendre des antihistaminiques et à nettoyer votre nez dès maintenant. Modifiez aussi vos horaires d’aération : évitez d’ouvrir les fenêtres le matin, lorsque la concentration de pollen est la plus élevée. En effet, l’ouverture des fenêtres peut faire entrer du pollen dans la maison, provoquant irritation et larmoiement.

Pour mieux protéger votre intérieur, privilégiez les taies d’oreiller en soie, moins attractives pour les allergènes que celles en coton. L’utilisation d’un tapis d’acupression peut également soulager la congestion et favoriser un meilleur sommeil. Enfin, un purificateur d’air peut filtrer les allergènes présents dans votre logement, améliorant ainsi votre respiration nocturne.

Il est aussi conseillé de porter un masque lors de promenades, surtout dans les parcs. Après être rentré, il est important de changer de vêtements, de se laver les cheveux et le visage pour éliminer le pollen accumulé. Se sécher en intérieur plutôt qu’au soleil, et éviter de faire sécher le linge dehors, réduisent aussi l’exposition aux allergènes, recommande le pneumologue allergologue Dr Madiha Ellaffi.

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