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Reconnaître la maladie de Parkinson dès ses premiers signes pour mieux la combattre

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La maladie de Parkinson et ses premiers signes

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus courante après Alzheimer. Elle progresse lentement, avec des symptômes visibles seulement lorsque 50 à 70 % des neurones produisant de la dopamine sont détruits. À ce stade, le cerveau ne peut plus compenser le déficit. Au début, les signes sont fluctuants et touchent généralement un seul côté du corps. Les principaux symptômes incluent des tremblements, une akinésie (lenteur des mouvements) et une rigidité. Ces symptômes ne sont pas toujours tous présents en même temps et leur intensité varie selon les individus.

Facteurs de risque connus et nouvelle perspective sur l’alimentation

Les facteurs de risque classiques de la maladie comprennent l’âge, la génétique et l’exposition aux pesticides. Cependant, une étude récente publiée le 7 mai dans la revue Neurology suggère que l’alimentation pourrait également jouer un rôle dans le développement de la maladie. Selon cette recherche, consommer une douzaine de portions d’aliments ultra-transformés chaque jour pourrait plus que doubler le risque de développer Parkinson.

Méthodologie de l’étude

Les chercheurs ont analysé des années de données provenant de 43 000 participants aux études américaines Nurses’ Health Study et Health Professionals Follow-Up Study. La moyenne d’âge des participants était de 48 ans, et aucun d’eux ne souffrait de Parkinson au début de l’étude. Ces personnes ont déclaré leur alimentation à plusieurs reprises, ce qui limite toutefois la précision des résultats.

Les aliments ultra-transformés concernés

Les aliments ultra-transformés comprennent notamment les boissons sucrées ou artificielles, les condiments, les sauces, les pâtes à tartiner, les collations ou desserts emballés, les produits laitiers, les pains, les céréales, ainsi que les snacks salés. Les chercheurs ont examiné la période précédant l’apparition des premiers signes de Parkinson, qui peuvent apparaître des années ou des décennies avant les symptômes caractéristiques.

Impact de l’alimentation sur la santé neurologique

Selon la Parkinson’s Foundation, certains signes précoces de la maladie incluent des douleurs corporelles, de la constipation, des signes de dépression, des changements dans la perception des couleurs ou des mouvements oculaires rapides durant le sommeil paradoxal.

Les résultats de l’étude montrent qu’un lien existe entre ces premiers signes et la consommation d’aliments ultra-transformés, à l’exception du pain et des céréales. En particulier, les personnes consommant environ 11 portions par jour avaient 2,5 fois plus de risques de présenter trois ou plus de ces signes par rapport à celles en mangeant seulement trois par jour.

Les raisons derrière ce lien

Les aliments ultra-transformés sont généralement faibles en fibres, protéines et micronutriments. Ils contiennent aussi souvent du sucre, du sel, des graisses saturées ou trans. Leur consommation excessive peut également perturber la flore intestinale. Par ailleurs, les additifs présents peuvent augmenter l’inflammation, la formation de radicaux libres et la mort neuronale, ce qui pourrait favoriser le développement de la Parkinson.

Une prévention possible à table

Le Dr Xiang Gao, principal auteur de l’étude, explique que ces résultats montrent que manger trop d’aliments transformés pourrait accélérer les premiers signes de Parkinson. Il souligne également que cette étude, basée sur un échantillon de plus de 42 800 participants suivis jusqu’à 26 ans, est à la fois solide et rigoureuse.

Les auteurs d’un éditorial publié avec l’étude insistent sur le fait que la prévention des maladies neurodégénératives peut commencer dès le repas. Une consommation excessive d’aliments ultra-transformés est non seulement un facteur de risque pour les maladies métaboliques, mais pourrait aussi accélérer le processus neurodégénératif et ses symptômes.

Les dangers des aliments ultra-transformés

Les risques liés à une consommation élevée d’aliments transformés sont régulièrement étudiés. Une méta-analyse portant sur 1,97 million d’adultes dans 20 pays a montré qu’ingérer 50 g de viande transformée par jour, soit deux tranches de jambon, augmente de 15 % le risque de développer un diabète de type 2 dans la décennie suivante.

Il a aussi été prouvé que cette alimentation accroît le risque de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique) et de cancer colorectal. Enfin, selon l’Inserm, une consommation élevée d’aliments ultra-transformés est associée à un risque accru de symptômes dépressifs et anxieux.

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