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Le vrai danger du soleil : pourquoi le bronzage est une illusion dangereuse

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Une experte alerte : il n’existe pas de bronzage sain, voici les vrais risques du soleil

Alors que beaucoup espèrent encore obtenir un teint doré avant l’été, la dermatologue allemande Yael Adler rappelle un message important : « Il n’y a pas de bronzage sain, car le bronzage est une tentative désespérée de la peau. » En d’autres termes, le hâle que l’on considère comme une belle mine est en réalité un signe de détresse des cellules cutanées exposées aux rayons ultraviolets.

Les principales institutions de santé partagent cet avis. Le Code européen contre le cancer et l’Institut national du cancer expliquent qu’un teint bronzé indique déjà des lésions de l’ADN causées par les UV, même sans coup de soleil visible. Parler de « bronzage sain » masque donc des dommages invisibles qui s’accumulent avec le temps, augmentant le risque de vieillissement prématuré de la peau et de cancers cutanés.

Ce qui se passe dans la peau lors du bronzage

Le bronzage est une réaction de défense de la peau. Les UVB et les UVA endommagent l’ADN, provoquent des inflammations, et activent des enzymes qui détruisent des protéines essentielles comme la kératine et le collagène. En réponse, la peau produit davantage de mélanine pour se protéger. Les rayons UVA pénètrent en profondeur, favorisant rides, taches et perte d’élasticité, tandis que les UVB sont principalement responsables des coups de soleil. Ces rayonnements ultraviolets ont été classés comme cancérogènes certains par l’Agence internationale de recherche sur le cancer.

Les risques du soleil et les idées reçues

Selon l’Institut national du cancer, environ 100 000 cas de cancers de la peau sont diagnostiqués chaque année en France. Le nombre de mélanomes a été multiplié par cinq depuis 1990. Les expositions répétées, notamment durant l’enfance, jouent un rôle majeur dans ce risque accru à l’âge adulte. Les spécialistes rappellent que des lésions de l’ADN apparaissent dès lors que l’on reçoit des doses d’UV inférieures à celles provoquant un coup de soleil. Ainsi, même un léger bronzage n’est pas une protection, mais plutôt un signe que le capital solaire est déjà compromis.

Les UV artificiels, comme ceux des cabines de tanning, ne sont pas une alternative sûre. Les données montrent qu’après dix séances, le risque de mélanome augmente d’environ 34 %. En France, environ 380 nouveaux cas de mélanome chaque année sont attribués à ces expositions, et commencer à se faire bronzer avant 35 ans peut faire grimper ce risque jusqu’à 75 %. La lumière infrarouge A, présente dans la chaleur, accélère aussi le vieillissement de la peau, tout comme la lumière bleue du soleil, qui intensifie le photovieillissement. La dose de lumière bleue provenant des écrans est cependant minime : une minute d’exposition en plein jour en été équivaut à une semaine de travail sur écran à proximité.

Se protéger efficacement sans renoncer à la lumière

Pour limiter ces risques, la dermatologue recommande une stratégie simple : « Éviter, couvrir, protéger. » Il faut éviter l’exposition aux heures les plus fortes du soleil, se couvrir avec des vêtements, un chapeau et des lunettes, puis appliquer une crème solaire. Dès qu’un indice UV atteint 3, il est conseillé de se mettre à l’ombre et de porter des vêtements à tissage serré. La crème solaire doit être utilisée généreusement, avec un indice SPF 30 à 50+, renouvelé toutes les deux heures et après la baignade. Si la peau chauffe ou pique, c’est déjà un signe qu’il faut se mettre à l’abri.

Il n’est pas nécessaire de bronzer pour bénéficier d’une vitamine D ou pour profiter de la lumière sur le moral. En France, exposer mains, avant-bras et visage pendant 5 à 10 minutes (pour les peaux claires) ou 15 à 30 minutes (pour les peaux plus foncées) entre avril et septembre suffit souvent. Le reste peut être complété par une alimentation ou des compléments, si un médecin le recommande. Pour une bonne mine, les spécialistes privilégient les autobronzants ou le maquillage effet soleil, plus sûrs que l’exposition solaire. Il est important de rappeler qu’un teint hâlé en flacon ne protège pas contre les UV et ne dispense jamais de la crème solaire.

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