Une étude sur les seniors de la zone bleue de Sardaigne
De plus en plus de personnes vivent jusqu’à 90 ou 100 ans tout en restant actives et en bonne santé. Cela est notamment observé dans ce que l’on appelle les zones bleues, où l’alimentation et l’activité physique jouent un rôle clé. Une récente recherche menée auprès de seniors vivant dans la zone bleue de Sardaigne a permis d’identifier un trait de personnalité commun à ces habitants, qui pourrait contribuer à un vieillissement en bonne santé.
Qu’est-ce qu’une zone bleue ?
Les zones bleues sont des régions du monde où les habitants affichent une espérance de vie exceptionnellement longue. On en compte cinq, notamment le centre-est de la Sardaigne en Italie, Okinawa au Japon, Ikaria en Grèce, et Nicoya au Costa Rica. Les chercheurs s’intéressent à ces territoires depuis plusieurs années pour découvrir les secrets de longévité de leurs populations. Cette étude s’est concentrée sur les habitudes de vie et les traits de personnalité des habitants.
Le trait de personnalité identifié
Les scientifiques de l’Université de Cagliari ont étudié 125 personnes âgées de 71 à 101 ans, encore vivantes à leur domicile. Parmi elles, certaines résident dans la zone bleue sarde, d’autres dans une région voisine rurale, moins connue pour sa longévité. Les deux groupes étaient comparables en âge, sexe et capacités cognitives.
Les résultats ont révélé que l’ouverture d’esprit, ou curiosité face aux nouvelles expériences, était un trait prédominant chez les seniors de la zone bleue. Ces personnes étaient plus enclines à découvrir de nouvelles activités, à accepter le changement et à apprendre tout au long de leur vie. Elles montraient aussi une meilleure intelligence émotionnelle, c’est-à-dire une capacité accrue à comprendre leurs émotions et celles des autres.
Les effets de la curiosité sur le vieillissement
Ce trait de personnalité se reflète dans leur quotidien. Les habitants de la zone bleue consacraient en moyenne plus de 11 heures par semaine à des activités de loisirs et de stimulation intellectuelle, telles que la lecture ou le jardinage. À l’inverse, ceux de la région voisine y consacraient moins de 7 heures.
De plus, ces seniors semblent mieux gérer les difficultés. Ils adoptent des stratégies efficaces pour faire face aux obstacles, trouvent des solutions et s’ajustent aux changements, ce qui contribue à préserver leur équilibre psychologique.
Les autres facteurs de longévité
Les chercheurs précisent toutefois que la personnalité ne suffit pas à expliquer la longévité. D’autres éléments jouent un rôle, comme une alimentation riche en végétaux, une activité physique régulière, des liens sociaux solides et un mode de vie peu stressant.
Ils suggèrent aussi qu’une personnalité ouverte et curieuse favorise un mode de vie plus actif, tant sur le plan physique qu’intellectuel. La combinaison de ces habitudes, d’un environnement social favorable et d’une psychologie positive semble être la clé d’un vieillissement réussi.






