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Jeûne intermittent : la clé pour un cerveau plus résistant au stress

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Le jeûne intermittent pourrait protéger le cerveau contre le stress

Le jeûne intermittent consiste à alterner des périodes où l’on mange avec des périodes de jeûne, selon un rythme précis. Déjà reconnu pour favoriser la perte de poids, améliorer la sensibilité à l’insuline, soutenir la santé cardiovasculaire et réduire certains marqueurs inflammatoires, il pourrait avoir un autre avantage. Une nouvelle étude suggère que cette pratique pourrait aussi aider le cerveau à mieux résister aux effets du stress chronique.

Le stress chronique, un danger pour le cerveau

Le stress prolongé est un facteur de risque majeur pour la dépression et d’autres troubles psychiques. Lorsqu’il devient chronique, il ne se limite pas à affecter l’humeur. Il peut également endommager la myéline, cette gaine protectrice qui entoure les fibres nerveuses. La myéline facilite la transmission rapide des informations dans le cerveau. Des chercheurs de l’Université de Chiba au Japon et de l’Université de Zhengzhou en Chine ont voulu savoir si le jeûne intermittent pouvait limiter ces dommages.

Les résultats de l’étude sur le cerveau et le stress

Les chercheurs ont soumis des souris à un stress chronique pendant deux semaines. Certaines pouvaient manger librement, d’autres suivaient un protocole de jeûne intermittent. Les résultats montrent que le stress prolongé provoquait des comportements dépressifs chez les souris. Cependant, celles qui pratiquaient le jeûne intermittent présentaient une atténuation significative de ces comportements.

De plus, les souris en jeûne intermittent avaient beaucoup moins de dommages à la myéline dans plusieurs zones clés du cerveau, notamment le corps calleux, le cortex préfrontal médian et l’hippocampe. Ces régions jouent un rôle important dans la gestion des émotions, la mémoire et la prise de décision.

Le rôle du microbiote intestinal

Les chercheurs ont également analysé pourquoi le jeûne intermittent produisait ces effets bénéfiques. Ils ont observé que cette pratique modifie en profondeur la composition du microbiote intestinal. Certaines bactéries semblent jouer un rôle particulier dans ce processus. Ces découvertes renforcent l’idée que le lien entre le microbiote et le cerveau est plus étroit qu’on ne le pensait il y a quelques années.

Il faut cependant préciser que ces travaux ont été réalisés uniquement sur des souris. Il n’est pas encore possible d’affirmer que les mêmes effets se produisent chez l’humain. Les chercheurs concluent néanmoins que le jeûne intermittent pourrait réduire les comportements dépressifs et préserver l’intégrité de la myéline face au stress chronique, en partie grâce à l’action du microbiote intestinal. Il pourrait ainsi constituer une approche non médicamenteuse prometteuse pour lutter contre les effets néfastes du stress sur le cerveau.

Des études cliniques seront nécessaires pour vérifier si ces mécanismes sont également présents chez l’homme. À terme, le jeûne intermittent pourrait devenir un complément aux stratégies existantes pour protéger le cerveau du stress chronique.

Source : Intermittent fasting protects against stress-induced depression and demyelination via the gut microbiota–brain axis, Translational Psychiatry, juin 2026

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