Le cholestérol est un paramètre souvent contrôlé lors d’un bilan de santé. Cependant, entre le cholestérol total, les LDL, les HDL et les triglycérides, il n’est pas toujours évident de comprendre les résultats d’une prise de sang.
Dans un article publié par The i Paper, le docteur Dan Baumgardt, médecin généraliste et maître de conférences à l’École de psychologie et de neurosciences de l’université de Bristol, explique les idées reçues concernant cette substance.
Le cholestérol est essentiel à l’organisme
Contrairement à une idée courante, le cholestérol n’est pas forcément mauvais. Il joue un rôle important dans la constitution des membranes cellulaires et participe à la fabrication de vitamine D, d’hormones, ainsi que des sels biliaires, indispensables à la digestion des graisses.
Le problème survient lorsque certaines graisses circulant dans le sang favorisent la formation de dépôts dans les artères. Ces accumulations peuvent réduire leur diamètre, gêner la circulation sanguine et augmenter le risque de maladies cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou d’artériopathies périphériques.
Comment interpréter les résultats
Le bilan lipidique mesure plusieurs paramètres. Le LDL, souvent appelé « mauvais cholestérol », transporte le cholestérol vers les tissus. Lorsqu’il est en excès, il favorise la formation de plaques d’athérome dans les artères. À l’inverse, le HDL, dit « bon cholestérol », aide à transporter le cholestérol vers le foie pour son élimination.
Un taux de LDL faible et un HDL élevé sont généralement positifs pour la santé cardiovasculaire. Le bilan inclut aussi les triglycérides, une autre forme de lipides dont un excès représente aussi un facteur de risque.
Il est important de ne pas se baser uniquement sur un chiffre. L’âge, la tension artérielle, le tabagisme, ainsi que les antécédents médicaux et familiaux doivent être pris en compte. L’analyse doit être faite par un professionnel de santé, selon le profil de chaque personne.
Un mode de vie sain ne suffit pas toujours
L’alimentation, l’activité physique et le poids influencent le bilan lipidique. La génétique joue aussi un rôle. Certaines personnes souffrent d’hypercholestérolémie familiale, une maladie héréditaire caractérisée par un taux élevé de LDL, même si elles adoptent une alimentation équilibrée et font du sport.
Le docteur Dan Baumgardt rappelle qu’un mode de vie sain ne garantit pas toujours des résultats normaux. Il est donc conseillé de faire contrôler son cholestérol régulièrement, même sans facteurs de risque évidents ou symptômes.
Certains signes visibles, comme les dépôts jaunes autour des paupières (xanthélasmas) ou un anneau blanchâtre autour de la cornée, peuvent être liés à un cholestérol élevé. Cependant, ils ne permettent pas de poser un diagnostic précis.
Les statines sont-elles toujours nécessaires ?
Quand le cholestérol est trop élevé, la première étape consiste à modifier ses habitudes de vie. Mais si ces changements ne suffisent pas, notamment en cas d’hypercholestérolémie familiale ou de risque cardiovasculaire élevé, un traitement peut être envisagé.
Les médecins peuvent prescrire des statines, des médicaments qui réduisent le taux de LDL et aident à prévenir les maladies cardiaques. La décision dépend du niveau de cholestérol et du profil de risque du patient.
Les statines peuvent provoquer des effets secondaires, comme des douleurs musculaires, des troubles digestifs ou de la fatigue. Les complications musculaires graves sont rares. Un suivi médical permet d’évaluer la tolérance au traitement et son efficacité. En cas de symptômes, il est important d’en parler à son médecin avant d’arrêter le médicament.






